16 janvier 2015

les réalités........

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La réalité n’est pas aussi simple et évidente qu’on voudrait le penser. Certaines des choses que l’on prend au sérieux et au premier degré sont notoirement fausses. Des scientifiques et des philosophes ont fait de grands efforts pour changer nos perceptions communes de celle-ci. Les 10 exemples ci-dessous vont vous en donner la preuve.

 

1. La grande glaciation.

La grande glaciation est la théorie de l’état final vers laquelle notre univers se dirige. L’univers a une offre limitée de sources énergétiques. Selon cette théorie, quand cette énergie sera à court de ressources, l’univers va dégénérer en un état congelé. L’énergie thermique produite par le mouvement des particules, la perte de chaleur et la loi naturelle de l’univers indiquent que ces particules vont ralentir le mouvement de la terre et éventuellement l’arrêter un jour.

 

2. Le solipsisme (le repli sur soi).

Le Solipsisme  est une théorie philosophique qui affirme que la réalité est comprise comme étant totalement subjective et que rien n’existe a part la conscience d’un individu. A première vue, cela peut sembler idiot mais peut-on nier dans notre âme et conscience l’existence du monde qui nous entoure? A moins de mettre toute votre volonté, il est pratiquement impossible de vérifier quoi que ce soit à part votre propre conscience.

Vous ne me croyez pas? Pensez un instant et pensez à tous les rêves possibles que vous avez eus dans votre vie. N’est-il pas possible que tout ce qui est autour de vous ne soit rien de plus qu’un rêve incroyablement complexe? Mais nous ne pouvons douter de certaines personnes et choses car nous pouvons les entendre, les voir, les sentir et les goûter, n’est-ce pas? Oui et non. Les personnes qui consomment du LSD par exemple, peuvent avoir accès aux hallucinations les plus convaincantes mais nous ne prétendons pas que leurs visions soient «la réalité». Vos rêves simulent les sensations, après tout, ce que vous percevez c’est ce que les différentes parties de votre cerveau vous indiquent.

En conséquence, quelle est la partie de l’existence sur laquelle nous ne pouvons douter? Aucune. Pas le moment où on mange du poulet au diner avec nos doigts. Pas le moment où on ressent les touches du clavier sous nos doigts. Et chacun de nous ne peut être sûr que de ses propres pensées.

 

3. La philosophie idéaliste

 

George Berkeley, le père de l’Idéalisme, a soutenu tout qui existait en tant « qu’idée » dans l’esprit d’un individu. La théorie de Berkeley était considérée comme idiote à l’égard de ses camarades. L’histoire raconte que l’un de ses détracteurs a bousculé une pierre avec ses yeux fermés et a dit: « Voilà, je l’ai réfuté! »

L’idée étant que si la pierre n’existe réellement que dans son imagination, les pierres ne peuvent être bousculées par son regard. Certaines affirmations de Berkeley sont difficiles à comprendre, surtout à l’heure actuelle. Il a fait valoir qu’il existe un Dieu tout-puissant et omniprésent qui peut tout voir à la fois. Réaliste ou pas?

 

4. Platon et Logos.

 

Tout le monde a entendu parler de Platon. C’est le philosophe le plus célèbre au monde. Comme tous les philosophes, il avait beaucoup de choses à dire concernant la réalité. Il a fait valoir qu’au-delà de notre réalité perçue, se trouve un monde de formes « parfaites ». Tout ce que nous voyons est juste une ombre, une imitation de la façon de ce que sont vraiment les choses. Il a également fait valoir que par les études philosophiques, nous avons une chance d’avoir un aperçu de ce que sont vraiment les choses grâce à la découverte des formes parfaites de toutes les choses que nous percevons.

En plus de cette déclaration étonnante, Platon , étant moniste, a dit que tout est fait à partir d’une seule substance. Ce qui selon lui, veut dire que les diamants, l’or et les excréments de chien sont tous composés de la même matière première mais sous des formes différentes. Un fait qui a été prouvé dans une certaine mesure par les activités scientifiques menées à l’échelle atomique et moléculaire.

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5. Le présent.

Le temps est quelque chose que nous percevons naturellement, si nous arrivons à le visualiser dans le moment présent, nous arrivons généralement à le diviser en passé, présent et futur. Le présent fait valoir que le passé et le futur sont des concepts imaginaires et que seul le présent est réel.
En d’autres termes, le petit-déjeuner d’aujourd’hui et tous les mots de cet article cesseront d’exister quand vous les aurez lus, jusqu’à ce que vous lisiez de nouveau l’article . L’avenir est tout aussi imaginaire parce que le temps ne peut exister avant et après qu’il ne se soit déroulé, affirme Saint Augustin.

 

6. L’éternalisme.

 

L’éternalisme est exactement le contraire  du moment présent. Il s’agit d’une théorie philosophique qui dit que le temps a plusieurs niveaux et qu’il peut être comparé à un gâteau quatre-quarts (cependant, contrairement à l’époque, le biscuit n’est pas incontestablement à l’origine d’un débat philosophique). Chaque instant existe simultanément mais la mesure est déterminée par l’observateur. Tout dépend de l’angle sous lequel vous observez les choses.

Ainsi les dinosaures, la seconde guerre mondiale et les célébrités existent tous simultanément mais nepeuvent être observés à partir d’un emplacement spécifique. Si l’on mène ce point de vue dans la réalité, alors l’avenir est sans espoir et la volonté menant à la liberté est illusoire.

 

7. Le cerveau dans un bocal

L’expérience du « cerveau dans un bocal » est une question discutée par les penseurs et les scientifiques qui, comme la plupart des gens, croient que la compréhension qu’a l’homme de la réalité dépend uniquement de ses sentiments subjectifs.

Alors quel est le débat? Imaginez que vous êtes un cerveau dans un bocal géré par des étrangers ou des scientifiques fous. Comment le sauriez-vous? Et pouvez-vous nier la possibilité que ce soit votre réalité?

Il s’agit d’une interprétation moderne du problème de démon cartésien. Cette expérience de pensée mène à la même conclusion: nous ne pouvons affirmer l’existence réelle d’aucune chose sauf notre conscience. Si cela vous fait penser au film « The Matrix », c’est parce qu’à la base cette idée fait partie de la même histoire. Malheureusement dans la réalité nous n’avons pas de pilules rouges …

 

8. La théorie des multivers

 

Celui qui n’a pas passé les dix dernières années sur une île déserte a au moins entendu parler une fois dans sa vie des « multivers » ou des univers parallèles.. Comme beaucoup l’ont constaté, les mondes parallèles sont en théorie des mondes très semblables aux nôtres, avec peu (ou dans certains cas ont de grandes différences) de changements ou de différences. La théorie des multivers spécule qu’il pourrait exister un nombre infini de ces réalités alternatives.

Quel est le but? Dans une réalité parallèle, vous avez déjà tué les dinosaures et vous êtes enterré 2,5 mètres sous terre (parce que c’est ce qui s’est passé là-bas.) Dans une autre réalité parallèle, vous êtes peut-être un puissant dictateur. Encore dans une autre réalité parallèle , vous n’êtes peut-être pas encore né car vos parents ne se connaissent pas encore. Là au moins maintenant vous pouvez visualiser les choses…

 

9. Le réalisme fictif.

C’est la partie la plus fascinante de la théorie des multivers. Superman est réel . Oui, certains d’entre vous choisiraient probablement une autre histoire pour la commodité du raisonnement. Mais Harry Potter pourrait aussi être réel. Cette partie de la théorie fait comprendre que comme il y a un nombre infini d’univers, tout doit exister et émaner de quelque part. Ainsi l’ensemble de ce qu’on préfère et qualifie comme fiction et imaginaire peuvent rejaillir d’un autre univers d’où proviennent tous les bons éléments qui se sont mis en place pour que cela arrive.

 

10. Le phénoménisme.

Tout le monde est intéressé par ce qui se passe aux choses quand nous ne les regardons pas. Les scientifiques ont soigneusement étudié ce problème et certains d’entre eux en sont arrivés à une conclusion simple, que tout disparait. Mais pas tout à fait comme ça. Les Philosophes phénoménalistes croient que les objets n’existent qu’en tant que phénomène de conscience. Ainsi, votre ordinateur portable est seulement présent ici pendant que vous en êtes conscient et que vous croyez en son existence mais au moment ou vous vous en détournez, il cesse d’exister jusqu’à ce que vous ou quelqu’un d’autre interagisse avec lui. Rien n’existe sans perception. C’est la racine du phénoménisme.

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13 janvier 2015

la voie de l'encre......

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LA VOIE DE L’ENCRE

Konnichiwa les adeptes du pigment. Il y a quelques temps, je suis tombé, un peu par hasard, sur un documentaire particulièrement intéressant, et que je me dois de vous présenter. La Voie de l’Encre, c’est son titre, est un film de 70 minutes réalisé en 2011 par Pascal Bagot et Pamela Valente, et produit par Lardux Films. Il est accessible gratuitement sur le net, mais également disponible à la vente en DVD pour 10 euros (voir les liens en bas de page.) Et il vaut le détour. Après avoir visionné ce documentaire passionnant, je n’ai eu qu’une envie, m’entretenir avec Pascal, initiateur du projet. C’est avec une immense sympathie qu’il a bien voulu répondre à mes questions. Mais avant de lui laisser la parole, parlons un peu du docu.

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La Voie de l’Encre, nous plonge dans le monde très fermé du tatouage traditionnel japonais. Hé oui, vous allez vous y habituer, si je ne parle pas que de ça, j’avoue sans honte que je trouve la place réservée au tatouage japonais assez faible sur notre chère toile, je saisis donc chaque occasion qui m’est donnée de promouvoir cet art si mal mis en valeur sur son propre sol. Quand je parle de « tatouage japonais », j’entends tatouage pratiqué par des tatoueurs japonais, et non pas seulement « style japonais » ou « tatouage traditionnel ». Pour autant, c’est bien du traditionnel que nous allons parler aujourd’hui car Pascal nous emmène au cœur de cette pratique passionnante et ancestrale qu’est le Tebori (手彫り qui signifie littéralement « couper à la main »), le tatouage ancestral, à la main, pratiqué aujourd’hui encore, avec la même passion, le même savoir faire et la même exigence qu’il y a des siècles.

Pascal ne fait pas que regarder le tebori, il le vit. Car oui, il a décidé de s’allonger et de subir un tatouageparticulièrement long, pour mieux comprendre cet art qui le fascine. Pour notre plus grand plaisir, il nous ouvre les portes de l’une des « familles » de tatoueur les plus renommées, celle de Horitoshi 1.

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Le film nous offre donc de longues pensées du maître, un aperçu très précis de comment est pratiqué letebori, et de nombreuses informations techniques passionnantes. Il nous informe aussi beaucoup sur la vision de ces grands maîtres sur leur art et l’importance qu’ils accordent à conserver la tradition.

En outre, Pascal donne la parole à des tatoués, loin des clichés sur la mafia. Des hommes passionnés, fiers, et fidèles.

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Des hommes, mais aussi des femmes. Tatoueuse, tatouée, la précieuse parole de chaque intervenant est un véritable don. Car même si le documentaire est orienté sur le tatouage tebori, il n’en oublie pas pour autant de traiter du tatouage plus actuel, au dermographe, subissant les assauts de la mode, comme partout ailleurs, et se développant aussi, comme toujours au Japon, avec une identité propre.

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Pour ce qui est de la forte symbolique qui fait la réputation du tatouage traditionnel japonais, là encore, le film se fait limpide. A l’aide d’animations, il illustre et vulgarise parfaitement les légendes, mythologies, et autres explications sur tel ou tel motif, de sorte qu’on ne se sent jamais perdu, et toujours intéressé. Bref, en un mot comme en mille : ce documentaire est un incontournable pour tous les passionnés de tatouage, tous styles confondus, car le traditionnel japonais est un des trois piliers de cette discipline qui nous réunit ici même.

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Je ne peux que te conseiller de voir le film, puis de lire l’interview qui suit de l’auteur. Tu peux évidemment la lire de suite, mais il me semble qu’elle apporte plus après le visionnage. Rien ne t’empêche de la lire deux fois cela dit…

Tu trouveras le film ici, mais je ne peux évidemment que t’encourager à acheter le DVD.

 

Et maintenant, place à l’auteur.

Bonjour Pascal, peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

Bonjour, j’ai 37 ans et j’habite à Paris, je suis journaliste et pour ce qui nous concerne ici, je travaille sur le tatouage japonais depuis une petite dizaine d’années.

En 2011, tu réalises La Voie de l’Encre, documentaire sur le tatouage traditionnel au Japon, dont tu es toi même adepte. Qu’est-ce qui t’a poussé vers une pratique du tatouage si spécifique ?

En tant que journaliste cette passion est liée à mon attirance pour le Japon, avec laquelle j’ai longtemps vécu avant de sauter le pas. J’ai un peu bourlingué en Asie, sac sur le dos, mais je me suis persuadé qu’il serait plus intéressant de l’aborder avec un « angle d’attaque ». L’idée étant, contrairement à mes voyages précédents, de dépasser la surface des choses et de découvrir le pays de l’intérieur. J’étais lecteur depuis plusieurs années d’un magazine sur le tatouage (Tatouage magazine), dans lequel j’ai découvert le travail d’Horitoshi I. Ce fut une vraie claque, un coup de foudre. Dans ce que je vois comme un art, j’étais fasciné par le contraste entre la radicalité des créations, qui peuvent s’étendre sur tout le corps, et l’expression de la sensibilité des Japonais à la Nature. Professionnellement je me suis aussi intéressé au sujet. J’ai commencé mes recherches et plus je travaillais dessus plus j’avais l’impression qu’il y avait de choses à explorer, découvrir, expliquer. Une passionnante aventure.

Dans le film, on ressent bien la fierté autour du tebori. Que ce soit celle de Horitoshi sensei, ou celle des tatoués. Penses-tu que ce soit cette fierté qui maintienne en vie cette tradition ?

Elle y participe sans aucun doute. Horitoshi I dans le documentaire exprime très clairement son attachement à perpétuer cette tradition du tatouage à la main, un engagement total depuis 40 ans. Sa fierté est aussi aujourd’hui dans la transmission de son savoir à la dizaine d’apprentis qui ont appris à ses côtés et diffuse brillamment la culture du tatouage japonais un peu partout dans le monde. De leur côté, je pense que les tatoués sont aussi fiers de la persévérance et de la patience nécessaires pour mener à bien ce genre de projet, long, cher et contraignant.

A part Horitoshi sensei, un autre grand nom, mais du tatouage « moderne », apparaît dans le film, je parle bien sûr de Shige. Raconte nous cette rencontre avec Yoko, son incroyable modèle.

La première fois que j’ai rencontré Yoko et Shige c’était lors d’une convention de tatouage à Tahiti, Tattoonesia (lien du blog officiel mais plus en activité depuis 2011 : http://tattoonesia.blogspot.jp/), en 2006. Je travaillais alors comme pigiste (journaliste free-lance) pour un Tatouage magazine, et j’ai été envoyé là-bas pour couvrir l’événement. Le Japon était le pays invité d’honneur et Shige son « ambassadeur ». Il est venu avec deux de ses clients, dont Yoko, avec qui nous sommes devenus ami. J’étais absolument époustouflé par son charisme, sa beauté, son tatouage fabuleux qui lui recouvrait déjà la totalité du corps. Nous avons fait une première interview durant laquelle elle dévoilait un peu, sa relation profonde au tatouage. Quelques années plus tard je lui ai proposé de participer au documentaire et elle a très spontanément accepté. Elle était tellement heureuse et fière du travail réalisé par Shige. Celui-ci aussi par ailleurs, elle était sa meilleure ambassadrice, il l’emmenait avec lui lors de ses déplacements à l’étranger dans les conventions. Elle a remporté plusieurs prix et beaucoup contribué à la reconnaissance de son travail. Je suis très fier qu’elle ait accepté de participer au film dans lequel elle parle longuement et librement, en totale cohérence avec sa démarche.

Revenons-en à l’irezumi traditionnel, et à ton tatouage en particulier. Comment s’est décidé le motif ? Est-ce une collaboration entre l’artiste et toi ?

Le motif s’est décidé très simplement. J’étais absolument fasciné par les dragons d’Horitoshi I et je voulais un tatouage grand format, dans le dos, un kamenoko- « dos de tortue ». Le dragon est de plus une figure universelle, bienveillante, ça m’allait bien. Je lui ai demandé une variation autour d’un tatouage qu’il avait réalisé sur un autre client et qui m’obsédait véritablement. Quand je suis arrivé là-bas pour notre premier rendez-vous, plusieurs personnes m’attendaient. Horitoshi I, enfoncé dans son fauteuil, en retrait, son manager, un apprenti pour la traduction, encore une autre personne. Nous avons alors défini le tatouage. J’ai demandé la connexion du dragon avec le ciel et l’eau, la réunion des deux éléments me paraissait être une bonne structure. Quant aux fleurs, j’ai choisi la feuille rouge des érables ; c’était l’automne et ça me paraissait être une bonne raison pour inscrire ce tatouage dans cette saison. Il n’y a pas eu d’esquisse préparatoire,Horitoshi I a travaillé, à l’exception de la réalisation de la tête, entièrement en free-hand. Quand tu fais 10 000 kms pour commencer un aussi long projet, il faut avoir confiance… La composition lui revient totalement. Le choix des couleurs a fait l’objet de quelques discussions mais le maître a toujours le dernier mot. Et il a raison.

Comment as-tu choisi Horitoshi I ? As-tu contacté d’autres grands noms du tebori avant lui, comme Horiyoshi III par exemple ?

Comme je te l’ai dit, le travail d’Horitoshi I a eu une très forte résonance en moi. Je n’avais encore aucun tatouage, j’attendais le bon créneau ; je regardais pourtant le travail des tatoueurs dans les magazines et en premier lieu j’ai été très impressionné par le travail de Filip Leu. Un dragon qu’il avait dessiné sur le bras d’une femme m’a beaucoup fait réfléchir. Le travail d’Horiyoshi III, d’Horimitsu de Yokohama… circulait également. Mais les dragons d’Horitoshi… C’était totalement inouï. Les images de ses tatouages me sont restées suffisamment longtemps en tête pour qu’un jour je n’ai plus à réfléchir : c’était une évidence, c’était lui.

Un tel tatouage est un investissement qu’on imagine particulièrement onéreux. De plus tu voyages au Japon à chaque séance pour le réaliser. Pourrais-tu nous donner une estimation du prix de revient global ?

Un peu plus de 15 000 euros.

Enfin, la question qui brûle les lèvres de tout le monde : où en est ton encrage aujourd’hui, plus de 3 ans après le film. Est-il terminé ?

Oui, le tatouage est terminé. Je suis allé au Japon en octobre dernier pour tatouer les yeux du dragon ainsi que le nom du tatoueur. Il aura fallu 8 ans et plus de 130 heures de travail. 2014 a donc été une année importante pour moi, avec également l’ouverture de l’exposition « Tatoueurs, tatoués » ( le programme de l’expo) au Musée du quai Branly. Un travail qui a nécessité deux ans de préparation. Je me suis chargé entre autres de la section Japon et les visiteurs peuvent aujourd’hui venir découvrir l’histoire passionnante du tatouage japonais à travers une réunion inédite d’estampes, d’outils, de photographies… Tu parlais de Horiyoshi III et de Shige, ils ont tous les deux participé à cette exposition avec la création de deux superbes œuvres originales, aux côtés des tatoueurs Horimitsu (Famille Horitoshi) et Sabado.

Merci beaucoup de ton temps et de tes réponses.

 Toutes les infos sur le film et comment le commander en DVD ici.

Le site de Horitoshi 1 : www.horitoshi1.com

 

 source: http://www.inkage.fr/blog/la-voie-de-lencre/

http://www.lardux.com/spip.php?idArt=482&idDoc=1226&page=video

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vision d'un shaman sur la psychiatrie........

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Voici ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique

Le point de vue chamanique sur les maladies mentales

Selon la vision chamanique, les maladies mentales indiquent « la naissance d’un guérisseur », explique Patrice Malidoma Somé. Ainsi, on doit considérer les troubles mentaux comme des urgences et des crises spirituelles pour aider le guérisseur lors de sa naissance.

Ce qui est perçu comme « un maladie mentale » dans l’Occident est considéré comme « de bonnes nouvelles de l’autre monde » par le peuple de Dagara. La personne confrontée à la crise a été choisie comme un moyen de communication afin de faire passer un message du monde spirituel à la communauté qui l’entoure. «Les troubles mentaux et toutes les autres sortes de troubles du comportement signalent que deux énergies incompatibles évidentes ont été fusionnées au sein du même concept », explique le Dr Somé. Ces perturbations se produisent lorsque la personne ne reçoit pas d’aide pour faire face à la présence de l’énergie venue du royaume des esprits.

Une des choses que Dr Somé a dû affronter lors de son arrivée aux États-Unis en 1980 pour des études supérieures a été de savoir comment ce dernier s’occupe des maladies mentales. Quand l’un de ses collègues a été envoyé dans un hôpital psychiatrique pour « dépression nerveuse », le Dr Somé lui a rendu visite.

«J’étais tellement choqué. C’était la première fois que j’étais confronté à de telles mesures faites aux personnes présentant les mêmes symptômes que certains dans mon village ». Ce qui a frappé le shaman, c’était que l’attention accordée à ces symptômes était basée sur la pathologie, sur l’idée que la condition est quelque chose qui doit s’arrêter. Ça allait totalement à l’encontre de sa culture face à une telle situation.

C’était en complète opposition avec la façon dont sa culture percevait une telle situation. Pendant qu’il regardait les chambres désolantes des patients, il a vu que certains portaient des camisoles de force, plusieurs étaient drogués aux médicaments et d’autres criaient. A ce moment là il s’est dit : «Alors c’est de cette façon que les guérisseurs qui tentent de naître sont traités dans cette culture. Quel gâchis! Quelle tristesse de voir une personne qui s’est enfin alignée avec le pouvoir de l’autre monde être en pure perte. »

En reformulant au sens de l’esprit occidental, nous qui vivons en Occident ne sommes ni formés ni éduqués pour traiter ou même reconnaître l’existence des phénomènes psychiques « le monde spirituel ».

 En fait, les capacités psychiques sont dénigrées. Lorsque les énergies du monde spirituel émergent dans une psyché occidentale, l’individu présent est complètement dépourvu pour les intégrer ou même reconnaître ce qui se passe. Le résultat peut être terrifiant. Sans le contexte approprié d’assistance dans le traitement de la percée d’un autre niveau de réalité, à toutes fins pratiques, la personne est « un malade mental ». Le dosage élevé des médicaments antipsychotiques aggrave le problème et empêche l’intégration qui pourrait conduire au développement de l’âme et de la croissance chez la personne qui a reçu ces énergies.

Dans le service psychiatrique, le Dr Somé a vu beaucoup d’ «êtres» en présence des patients et des «entités» qui sont invisibles chez la plupart des gens mais que les shamans et les médiums sont capables de voir. « Ils étaient à l’origine de la crise chez ces gens, » dit-il. Il lui semblait que ces êtres essayaient de faire sortir les médicaments et leurs effets hors du corps et tentaient de fusionner avec en augmentant la douleur des patients dans le processus. « Ces êtres agissaient presque comme une sorte de « dragueur » dans le domaine de l’énergie. Ils étaient vraiment féroces à ce sujet. Les gens chez qui ces êtres faisaient cela criaient et hurlaient », a-t-il dit. Il ne pouvait pas rester dans cet environnement et a dû quitter l’établissement.

Dans la tradition Dagara, la communauté aide la personne à réconcilier les énergies des deux mondes « le monde de l’esprit avec qui elle fusionne avec le village et la communauté. » Cette personne peut alors servir de pont entre les deux mondes et contribue à changer la vie de gens en leur procurant la guérison dont ils ont besoin. Ainsi, la crise spirituelle se termine par la naissance d’un autre guérisseur. « La relation de l’autre monde avec notre monde est l’un des commandites», explique le Shaman. « Les connaissances et les compétences qui découlent le plus souvent de ce genre de fusion sont en particulier une connaissance ou une compétence venant  directement de l’autre monde ».

Les êtres qui augmentaient la douleur des internés à l’hôpital psychiatrique avaient effectivement tenté de fusionner avec les internés afin de faire passer des messages dans notre monde. Les gens avec qui ils avaient choisi de fusionner n’obtenaient aucune aide pour apprendre à être un pont entre les deux mondes et les tentatives de fusion des êtres ont échoué. Cela a mené à un maintien du trouble initial énergétique et à l’interruption de la naissance d’un guérisseur.

« La culture occidentale a toujours ignoré la naissance des guérisseurs », déclare le Dr Somé. « Par conséquent, il y aura toujours une tendance de l’autre monde à continuer d’essayer de fusionner avec autant de personnes que possible dans le but d’attirer l’attention de quelqu’un. Ils doivent s’efforcer davantage. » Les esprits sont attirés par les personnes dont les sens n’ont pas été anesthésiés.  « La sensibilité est perçue comme une invitation à venir » a-t-il fait remarquer.

Ceux qui développent des troubles dits mentaux sont ceux qui sont sensibles, ce qu’on considère dans la culture occidentale comme de l’hypersensibilité. Les cultures autochtones ne le voient pas de cette façon et, par conséquent, les personnes sensibles ne savent pas trop qu’elles sont sensibles. Dans l’Ouest, «c’est la surcharge de la culture dans laquelle ils sont qui est responsable de leur démolition», observe le shaman. Le rythme effréné, le principe du bombardement sur les sens et l’énergie violente qui caractérise la culture occidentale peut submerger les personnes sensibles.

La schizophrénie et l’énergie spirituelle

Avec la schizophrénie il y a une « réceptivité particulière à un flux d’images et d’informations qui ne peut être contrôlée », a déclaré le Dr Somé. «Quand ce genre de particularité se produit à un moment involontaire, en particulier au moment de l’apparence des diffusions mentales effrayantes, la personne concernée va dans une frénésie. »

Ce qui est nécessaire dans cette situation, c’est de séparer en premier l’énergie de la personne de l’énergie spirituelle externe en utilisant la pratique chamanique (ce qui est connu sous le nom de ‘balayage’) pour éliminer ce dernier de l’aura de la personne. Avec ce nettoyage énergétique, la personne n’est plus apte à recevoir un flot d’informations et donc n’a plus de raison d’être effrayée ou troublée, explique le shaman .

Ensuite, il est possible d’aider la personne à s’aligner avec l’énergie spirituelle tentant de submerger de l’autre monde afin de donner naissance à un guérisseur. 

Le blocage de cette émergence est la source du problème. « L’énergie d’un guérisseur est une énergie à haute tension », remarque-t-il. «Quand l’énergie est bloquée, ça brûle la personne. C’est comme un court-circuit qui fait sauter des fusibles. C’est pour cela que ceci peut être très effrayant et je comprends pourquoi certaines cultures préfèrent limiter ces personnes. Dans l’occident ils crient, hurlent et on leur met des camisoles de force. C’est une image triste. « Encore une fois, l’approche chamanique est de travailler sur l’alignement des énergies de façon à ce qu’il n’y ait plus aucun blocage sans faire disjoncter les « fusibles » afin que la personne puisse devenir le guérisseur qu’il est censé être.

Il convient de noter à ce stade que tous les êtres spirituels qui entrent dans le champ énergétique d’une personne ne sont pas tous là pour promouvoir la guérison. Il y a aussi des énergies négatives qui sont des présences indésirables pour l’aura. Dans ces cas-là, l’approche chamanique est de les retirer de l’aura plutôt que d’aligner ces énergies discordantes.

 

Alex: Fou aux Etats-Unis, shaman guérisseur en Afrique

 
Pour tester sa conviction sur le point de vue chamanique à propos de la vérité sur les maladies mentales dans le monde occidental ainsi que dans les cultures autochtones, le Dr. Somé a ramené avec lui un patient souffrant de troubles psychiques dans son village en Afrique. « Ma curiosité m’a poussé à savoir s’il y a du vrai dans l’universalité qui lie la maladie mentale à un alignement avec un être d’un autre monde spirituel», dit le Dr Somé.

Alex était un garçon américain de 18 ans qui avait souffert d’une crise psychotique quand il avait 14 ans. Il avait des hallucinations, était suicidaire et traversait des cycles de dépression très graves. Il était dans un hôpital psychiatrique et prenait beaucoup de médicaments mais rien ne l’aidait. «Les parents ont tout fait mais en vain», explique le shaman. « Ils ne savaient plus quoi faire d’autre. »

Le Dr. Somé a emmené leur fils en Afrique avec leur permission. « Après huit mois passés là-bas, Alex est devenu tout à fait normal, rapporte le Shaman. Il a même pu participer à des guérisons avec les guérisseurs : il était assis avec eux toute la journée et les aidait, les assistait et était impliqué avec la clientèle des guérisseurs. . . . Il a passé quatre ans dans mon village. « Alex est resté par choix et non parce qu’il avait besoin de guérir davantage. Il a estimé qu’il était  « beaucoup plus en sécurité dans le village que dans sa ville natale. »

Pour aligner son énergie avec celle de l’être du monde spirituel, Alex est passé par un rituel chamanique conçu spécialement pour cela même si ce rituel était légèrement différent de celui utilisé par le peuple Dagara. « Il n’était pas né dans le village donc quelque chose en plus devait être appliqué. Mais le résultat était similaire même si le rituel n’était pas littéralement le même », explique le Dr Somé. Le fait que l’alignement des énergies ait réussi à guérir Alex démontre que la connexion entre les êtres spirituels et la maladie mentale est en fait universelle.

Après le rituel, Alex a commencé à partager les messages que l’esprit voulait faire passer à notre monde. Malheureusement, les gens avec qui il communiquait ne parlaient pas anglais (le Dr Somé était absent à ce moment-là). Cependant, l’expérience a conduit Alex à aller à l’université pour étudier la psychologie. Il est retourné aux États-Unis après quatre ans « parce qu’il a réalisé tout ce qu’il avait à faire et il pouvait désormais commencer un nouveau chapitre de sa vie. »
La dernière fois que le Dr Somé a eu des nouvelles d’Alex c’était pour l’informer de ses études universitaires en psychologie à Harvard. Personne n’aurait pensé qu’il était capable de réussir des études de premier cycle et encore moins d’avoir un diplôme en études supérieures.

Le Dr Somé résume la maladie mentale d’Alex: «Il a fait appel. C’était un appel d’urgence. Son travail fourni était le but d’être un guérisseur et personne ne faisait attention à cela. »
Après avoir vu la façon dont l’approche chamanique avait fonctionné sur Alex, le shaman a conclu que les êtres spirituels sont tout autant un problème dans l’occident que dans sa communauté en Afrique. Pourtant la question demeure et la réponse à ce problème doit être trouvée ici au lieu de devoir chercher une solution à l’étranger. Il doit y avoir un moyen au-delà de la pathologie de l’ensemble de cette expérience qui mène à une possibilité de mettre en place un rituel approprié pour aider les gens.

Le désir du lien spirituel

Le lien commun que le Dr Somé a remarqué dans les troubles « mentaux » en Occident est «une énergie ancestrale très ancienne placée en stase et qui se manifeste chez la personne concernée. » Son travail est alors de remonter la filière pour découvrir l’identité de cet esprit. Dans la plupart des cas l’esprit est relié à la nature et en particulier avec des montagnes ou des grandes rivières, dit-il.

Un exemple pour expliquer le phénomène des montagnes, « c’est un esprit de la montagne qui marche à côté de la personne choisie et crée ainsi une distorsion spatio-temporelle  qui affecte la personne trouvée sous cette emprise. » Ce qui est nécessaire est une fusion ou un alignement des deux énergies «  afin que la personne et l’esprit de la montagne ne fassent qu’un ». Encore une fois, le chaman procède à un rituel spécifique pour placer cet alignement.

Le Dr Somé croit qu’il est mis face à cette situation si souvent parce que «la plupart de l’étoffe de ce pays est constituée d’énergie machinale et le résultat de cela est la déconnexion et la rupture avec le passé. Mais personne ne peut échapper au passé ». L’esprit ancestral du monde naturel vient rendre visite. «Ce n’est pas à propos de ce que l’esprit veut ou ce que la personne veut, » dit-il. « L’esprit voit en nous un appel à quelque chose de grand, quelque chose qui va donner un sens à la vie et donc l’esprit répond à cet appel. »

Nous oublions que nous faisons cet appel qui reflète « une forte aspiration à une relation profonde, une connexion qui transcende le matérialisme et la possession des choses et se déplace dans une dimension cosmique tangible. La plupart de ces désirs sont inconscients mais pour les esprits, cet appel conscient ou inconscient ne fait aucune différence ». Ils répondent à l’un ou à l’autre.

Dans le cadre du rituel de fusionnement avec la montagne et l’énergie humaine, ceux qui reçoivent « l’énergie de la montagne » sont envoyés dans une zone montagneuse de leur choix où ils ramassent une pierre qui leur fait appel. Ils ramènent avec eux cette pierre pour le reste du rituel et la gardent comme compagnon, certains ont même emporté leur pierre partout avec eux. « La présence de la pierre fait beaucoup et accorde la faculté de perception chez la personne », note le shaman. « Ils reçoivent toutes sortes d’informations qu’ils peuvent utiliser, c’est comme une obtention d’orientation tangible venue d’un autre monde sur la façon de vivre leur vie. »

Quand il s’agit de « l’énergie de la rivière », ceux qui sont appelés à aller à la rivière, et après avoir parlé à l’esprit de la rivière, trouvent une pierre de l’eau à ramener pour le même genre de rituel que celui avec l’esprit de la montagne.

« Les gens pensent qu’une chose extraordinaire doit se faire dans une situation extraordinaire comme celle-ci », dit-il. Ce n’est pas souvent le cas. Parfois le rituel est aussi simple que le fait de transporter une pierre.

Une approche de rituel sacré à la maladie mentale

Un des cadeaux qu’un shaman peut apporter au monde occidental est d’aider les gens à redécouvrir les rituels, une chose qui est tristement absente dans l’occident. « L’abandon du rituel peut être dévastateur. Du point de vue spirituel, le rituel est inévitable et nécessaire si l’on veut vivre », le Dr Somé écrit dans son livre Ritual: Power, Healing, and Community (des rituels communautaires de guérison). « C’est un euphémisme de dire que les rituels sont nécessaires dans le monde industrialisé. Nous avons vu chez mon peuple qu’il est probablement impossible de vivre une vie saine sans les rituels ».
Dr Somé ne pense pas que les rituels traditionnels de son village pourraient simplement être transférés à l’occident donc pendant ces années de travaux chamaniques ici, il a conçu des rituels qui répondent aux besoins larges et différents de cette culture. Bien que les rituels varient en fonction de l’individu ou du groupe concerné, il constate qu’en général certains rituels sont nécessaires.

L’un d’eux consiste à aider les gens qui découvrent que leur détresse provient du fait qu’ils sont «appelés par des êtres d’un autre monde à coopérer avec eux afin de faire un travail de guérison ». Le rituel leur permet de sortir de la détresse et d’accepter cet appel.

Un autre rituel concerne l’initiation. Dans les cultures autochtones à travers le monde, les jeunes sont initiés à l’âge adulte quand ils atteignent un certain âge. L’absence de cette initiation dans l’Occident fait partie de la crise que les gens traversent ici, dit le Dr Somé. Il encourage aussi les communautés à réunir « les idées créatives des personnes qui ont eu ce genre d’expérience dans le but d’arriver à créer une sorte de rituel alternatif qui permettrait au moins de commencer à faire une brèche dans ce genre de crise ».

Un autre rituel consiste à faire un feu de joie en le remplissant « d’éléments symboliques des problèmes envahissants situés à l’intérieur des individus. . . Ça pourrait être des problèmes de colère et de frustration contre un ancêtre qui a laissé un héritage d’assassinat et d’esclavage, un élément lourd à porter pour la descendance », explique-t-il. «Si ceux-ci sont abordés comme des choses qui bloquent l’imagination humaine, le but et l’avis de la personne à propos de la vie peut s’améliorer, alors il est logique de commencer à penser en termes de comment transformer ce blocage dans une manière qui peut conduire à quelque chose de plus créatif et de plus épanouissant ».

L’exemple des problèmes engendre un grave dysfonctionnement dans la société occidentale et dans le processus du «déclenchement de l’illumination » chez les participants. 

Avec une touche ancestrale sur les rituels conçus par le Dr Somé, ces rituels ancestraux visent le dysfonctionnement et la masse à détourner des ancêtres. Certains des esprits qui tentent de venir, comme décrit plus haut, peuvent être « des ancêtres voulant fusionner avec un descendant dans une tentative de guérir ce qu’ils n’étaient pas en mesure de faire pendant qu’ils étaient présents physiquement ».

«Si la relation entre les vivants et les morts n’est pas en équilibre, c’est le chaos», dit-il. « Le peuple Dagara croit que si un tel déséquilibre existe, la vie a le devoir de guérir ces ancêtres. Si ces ancêtres ne sont pas guéris, leur énergie malade va hanter les âmes et la psyché de ceux qui doivent les aider ». Les rituels se concentrent sur la guérison de la relation avec nos ancêtres. Les deux problèmes précis d’un ancêtre individuel sont des problèmes culturels importants qui demeurent dans notre passé. Le Dr Somé Shaman a vu des guérisons extraordinaires se produire pendant ces rituels.

Adopter une approche sacrée au rituel de la maladie mentale plutôt que de considérer la personne comme un cas pathologique, permet à la personne concernée ainsi qu’à la communauté d’ensemble, de commencer à regarder les choses sous un angle différent, ce qui conduit à « une multitude d’opportunités et d’initiatives qui peuvent être fortement bénéfiques pour toutes les personnes présentes », déclare le shaman.

Source du shaman : ce qu’un shaman voit dans un hôpital psychiatrique 
– Le point de vue chamanique sur les maladies mentales de Stéphanie Marohn et Malidoma Patrice Somé

– The Natural Medicine Guide to Schizophrenia, Bi-polar Disorder(pages 178-189)

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les chomeurs et les salariés.......esclaves????......

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Les libéraux ne cessent de nous dire que tous les salariés et chômeurs sont libres et qu’on ne saurait les comparer à des serfs du Moyen-âge ou des esclaves de l’antiquité (ou du temps du commerce triangulaire ) et évoquer l’exploitation. Les individus – nous disent-ils – sont tout à fait libres, Libres de « choisir », de démissionner, d’aller travailler ailleurs.
On ne doit certainement pas vivre dans le même monde. Dans notre monde à nous, en période de crise et donc de surabondance des chômeurs ( qui comme on sait sont des agents économiques engagés dans une lutte à mort, dans une ère où règne l’individualisme), quel individu normalement constitué va se permettre de refuser un job alors qu’il doit rembourser le crédit de la maison, payer les multiples factures, subvenir à ses besoins et nourrir ses gosses ? Quel individu va se permettre de refuser – en période de crise – l’un des seuls jobs restants de la région ? Allons, allons… soyons un peu sérieux…L’individu en question – et les libéraux le savent très bien, d’ailleurs tout le monde le sait… – sera dans l’obligation d’accepter ce job ainsi que le salaire, aussi modique soit-il, les horaires et les conditions fixées par son employeur, à plus forte raison dans une période de crise. Il ne pourra pas se permettre de faire la fine bouche parce que l’armée de réserve que constituent les innombrables bataillons de chômeurs ne manque pas.
« Quoi ?! vous ne souhaitez pas ces horaires irréguliers, décalés et cette mirobolante et coquette somme de 570 euros par mois sous le prétexte merdique que vous avez trois fillettes en bas âge ? Ah ces chômeuses ! que des privilégiées ! on vous offre du boulot et vous vous permettez de faire la fine bouche ! Madame, on fait pas d’humanisme ici. C’en est déjà bien assez !Si vous n’êtes pas contente, c’est votre problème. De toutes les façons, nous recevons chaque jour des courriers de chômeurs donc bon … »
D’un point de vue strictement légal donc, celui qui va vendre sa force de travail sera considéré comme libre. Mais dans le réel, tel ne sera pas le cas, loin s’en faut. Prenons garde à ne pas souvent associer le réel et le Vrai au droit positif. Ici donc, c’est le détenteur des moyens de production qui domine.

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Mais nous entendons déjà d’ici des clameurs au loin. Des indignations. Quoi ?! Comment ?! nous avons osé mettre en lumière ce qui se passe dans les coulisses (secret de polichinelle), nous avons osé contredire le Sacro-saint évangile libéral de la prêtraille du lucre. Voici que nous les entendons déjà nous ressortir le sempiternel argument sur la liberté véritable du travailleur en période de plein emploi, argument qu’on n’aurait – à ce qu’il semblerait – aucunement pris en compte.
*Soit ! Analysons donc les arguments suivants de nos bons amis libéraux ==> « Voyez-vous mon bon ami, ce que vous dites est certes vrai en période de crise économique, mais perd de sa pertinence en période de plein emploi, d’où – sauf votre respect – un certain simplisme dans vos propos. En effet, en période de crise économique, ceux qui vendent leur force de travail sont les maîtres du jeu. Vu qu’il n’y aura pas assez de main-d’œuvre disponible, les patrons vont certainement faire tout ce qui leur est possible pour attirer la main-d’œuvre, satisfaire les désirs les plus profonds des travailleurs : augmentations de salaire, primes, avantages en tout genre etc.. Comme il y aura toujours besoin de main-d’œuvre, le travailleur pourra démissionner et offrir sa force de travail à d’autres détenteurs des moyens de production. »

Argumentaire intéressant, mais chers lecteurs, est-il besoin de se laisser encore prendre par cette grossière félicitée temporaire ? Prenez garde ! Plus belle sera la soirée fortement alcoolisée, plus douloureuse sera la gueule de bois.
Comme vous le savez, en période d’embellie économique, C’est production, production, production. Consommation, Consommation, consommation. Dans ce système, le coût d’un objet va varier dans le temps. Par exemple, si un smartphone coûte aujourd’hui une centaine d’euros, peut-être coûtera t-il 50 euros dans trois ans. plusieurs raisons pour expliquer cet état de fait : innovations technologiques, concurrence (donc les vendeurs sont obligés de baisser les prix pour attirer les clients et ainsi écouler les marchandises), etc. N’oublions pas que dans ce jeu, ce sont toujours LES PLUS GROS, ceux qui peuvent payer pour les brevets, inciter – via les pubs – les clients à consommer leurs produits, investir, délocaliser, obtenir des investissements conséquents des banques, qui sont et seront toujours les grands gagnants.

Les petits ou les perdants – déjà distancés technologiquement par les gros, le public s’intéressant toujours aux nouveautés, et du fait de la concurrence – vont donc s’évertuer à baisser les prix des produits. Or, dans chaque produit, il y a une infine part du salaire de l’employé, ainsi que le coût relatif à l’entretien de la machine, les matières premières, le transport, le profit de l’employeur etc. L’employeur ne pouvant se permettre de réduire les coûts relatifs à l’entretien de la machine, le coût des matières premières, etc. Il s’ensuit donc qu’il va être contraint de se débarrasser de bon nombre de ses salariés et/ou baisser les salaires.
[ Le salaire constitue l’un des seuls coûts variables à la portée de l’employeur ]
Supposons qu’il licencie. Il va certainement demander aux salariés restants de produire davantage, de fournir une plus grosse charge de travail – à salaire identique ou moindre (forte probabilité !) – pour combler le départ forcé des autres salariés. Les travailleurs, en sachant que l’entreprise ne se porte pas au mieux, vont certainement réduire leurs dépenses car l’entreprise pouvant faire faillite ou étant très affaiblie, il serait insensé d’entretenir le même train de vie qu’à l’accoutumée.
Mais du fait de la RÉDUCTION des dépenses du salarié qui est aussi un consommateur==> Moindre consommation. Donc moins d’achats, et PLUS DE PERTES pour d’autres employeurs, parmi lesquels l’employeur de ces salariés. Le patron ne parvenant donc pas à vendre ses produits, du moins suffisamment pour escompter quelque bénéfice, il va encore baisser les prix (La concurrence l’y obligera aussi, car ce sera à qui vendra au plus bas prix à des consommateurs désormais appauvris ) = ce qui va encore signifier soit baisse des salaires, soit licenciements en pagaille. Et ainsi de suite.
Il s’ensuit donc du fait de la perte de pouvoir d’achat des consommateurs – une ruine à court et moyen terme des petits artisans, commerçants, etc. Ce qui va aussi finir par affecter les gros employeurs qui vont licencier en pagaille, éventuellement délocaliser.
Et patatras ! C’est la crise (Nous ne parlons même pas des bulles financières, des crises bancaires, des variations dans le coût des matières premières etc.) Les petits et moyens sont emportés ! Et les gros vont fusionner pour devenir encore plus gros et/ou restreindre certains coûts, attendre que la crise passe… en sollicitant des cadeaux fiscaux, des avantages et plus de flexibilité pour rebooster l’économie.
Moins de consommation et plus de chômeurs, c’est moins de rentrées fiscales pour l’Etat. Et comme les gros n’auront de cesse de faire du chantage aux hommes politiques et de remplir des fleuves entiers de leurs larmes de crocodile pour payer moins d’impôts (compétitivité qu’ils disent…), ce sont les classes intermédiaires qui vont trinquer (énormément), ainsi que les classes populaires.
Historiquement, ce sont toujours les GROS qui s’en sortent le mieux en période de crise. Ce seront donc encore les plus gros employeurs qui vont l’emporter et les salariés et les chômeurs seront les plus grands perdants. D’autant plus que les chômeurs et les salariés ont tendance à se détester pour le plus grand bonheur des gros.
« Ah ! Ces chômeurs, ils sont trop fainéants ! Ils pourraient faire des efforts pour trouver du boulot ! Ils pensent qu’aux allocs »
« Ah ces étrangers, ils viennent voler nos jobs »; « Ils viennent voler le pain du bon français » Ou « Ah ces étrangers, ils bossent pas et profitent allègrement des allocs »
« Ah les salariés français ne sont que des râleurs qui bossent pas assez » ETC.
Assez marrant cette propension qu’à l’opprimé à en vouloir à d’autres opprimés. Quand un usager/client sera fortement mécontent d’un service, d’un surcoût ou d’un manque d’information, il aura tendance à engueuler la pauvre employée ( serveuse, conseillère clientèle d’un call-center, la pauvre étudiante qui travaille au Macdo pour survivre et financer ses études, qui est débutante et qui n’en peux plus à tel point qu’elle est sur le point de s’effondrer en larmes etc.) plutôt que s’en prendre à la direction, aux cadres dirigeants… Mais bon, nous nous écartons du sujet.
Donc, même en période de plein emploi, le salarié ne sera maître du jeu que temporairement ( A noter que du temps de l’Europe prospère, des trente glorieuses et donc d’une période de relative plein emploi, une grande partie de la population mondiale vivait – et vit toujours – dans une indigence extrême. Nous vivons toujours dans un système, qui ressemble par bien des aspects au système esclavagiste athénien ou romain : Une minorité vit toujours aux dépens d’une immense majorité. Et dans cette minorité, il y a une ultra-minorité qui concentre toutes les richesses…)

 

 reflexions d'un jeune citoyen........page facebook....

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09 janvier 2015

que charlie aille se faire foutre........

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Que Charlie aille se faire foutre !

Je n'aurais aucun mot pour un certain Charlie. Tout au plus une amère compassion pour ceux qui ont vu leurs âmes arrachées à la Terre, par des hommes assez arrogants pour jouer à Dieu jusqu'à oser lui défier sa Souveraineté sur le rappel de nos âmes. 
Je concéderais une pensée attristée pour des épouses, des frères, des sœurs et des enfants qui pleurent actuellement leurs morts. Mais je ne suis ni ce frère, ni cet enfant, ni ce père, pas plus que je ne suis cet époux pour oser m'accaparer le droit de pleurer ces morts qui ne sont pas miens. Ce Charlie là, il n'appartient qu'à une douzaine de familles, que je préfère respecter. Ne pas m’immiscer, ne pas m'accaparer cette sourde colère, respecter les larmes qu'à aucun moment je ne verserais. Votre douleur est entièrement votre, je ne vous la volerais pas.
En revanche, je n'aurais jamais de mots assez durs pour des milliers de "Charlie", qui loin d'offrir une digne et silencieuse sollicitude à des familles endeuillées, ont préféré faire le choix de se draper d'un grossier masque d'humanisme, en se faisant appeler "Charlie".
Vous êtes tout simplement des Monstres !

Oui des Monstres emplis de bêtise crasse qui derrière la plus obscène des hypocrisies, spolient à des inconnus le droit de souffrir tout leur soûl des êtres chers qu'ils ne reverront jamais plus !

Des Monstres incapables de trouver la pureté cristalline de votre propre conscience, et se réjouissant de saisir à travers la plus absurde des barbaries, la possibilité d'exposer les artifices pouvant colorer les murs branlants de vos apparences, cela à défaut d'exister sur la base de solides fondations.
Des Monstres puants l'ignorance assumée dont se repaissent d'autres Monstres plus cyniques encore que vous, jusqu'à parvenir à vous faire accepter des Millions d'autres familles endeuillées dans le Monde, pour lesquelles jamais vous n'allumerez la moindre bougie, jamais vous ne vous ferez appeler "Charlie".
Vous êtes des Monstres à l'indignation sélective vous glorifiant mutuellement d'une colère que la semaine prochaine vous aurez déjà oublié, lorsque viendra le temps de faire le plein d'huile de pierre dans votre petite auto, sans même réfléchir au fait que c'est le sang d'enfants Libyens ou d'ailleurs qui s'écoulera dans votre réservoir.
Des Monstres hurlant et vociférant sur la barbarie des hommes, sans même réaliser que votre indifférence quotidienne - celle des années de vie où vous ne vous faisiez pas appeler "Charlie" - a contribué à forger les fous ayant froidement ôté la vie au premier Charlie que je mentionnais plus haut.
Par ce que voyez-vous bande d'ignobles et insipides larves gesticulantes, si vous aviez réellement voulu épargner le deuil affreux à des familles dont vous vous foutez complètement à dire vrai, vous auriez été des Millions à descendre dans les rues à chaque fois que vos Maîtres faisaient leur propagande de guerre pour acheter votre consentement à des mises à mort par milliers qu'ils planifiaient. 
Vous êtes de cyniques escrocs quand on sait que des Millions de familles n'ont jamais eu le droit à votre indignation lorsqu'elles voyaient leurs enfants déchiquetés par des bombes "Made in France". Que dans ces Millions de familles pour qui aucun "Charlie" ne se soulève, il y a des frères et des fils qui ont grandi avec une sourde colère en eux, que seuls des prêcheurs de haine entendaient. Des prêcheurs qui au nom d'un Dieu qu'ils diabolisent à leur image, ont encouragé ces âmes en colère à crier vengeance ! Puis à tuer qui aura soutenu par son silence ou par quelques dessins, la sinistre besogne de vos Maîtres, trop heureux de constater que leur propagande était presque inutile pour aller bombarder ou installer la tyrannie dans d'autres Pays, puisque d'ordinaire, vous ne dites rien.
Vous êtes les Monstres complices de la barbarie au sein de nos frontières, et vous osez nous faire croire que vous compatissez aux morts dont vous devez pourtant assumer une écrasante part de responsabilité ?
Vous êtes la fange de la France ! Les abjectes immondices délivrant d'onctueuses paroles creuses pour revendiquer les artifices de votre humanisme. Vous êtes pour certains prêts à hurler toutes les fatwas du Monde à qui vous dit qu'il faut concevoir les différences existantes entre les cultures, et que leur rencontre forcée par votre rejet des frontières et des régulations nécessaires à l'immigration pour ne pas créer des turbulences dans les sociétés hôtes, forge les replis communautaires et les mal-être identitaires d'aujourd'hui de parts et d'autres. Mal-être cherchant alors son réconfort auprès des prêcheurs de haine amalgamant Dieu à leurs desseins morbides.
Vous êtes pour d'autres, la plus immonde purulence qui soit, en faisant du migrant fuyant les bombes ou la misère dont vous êtes les serviles complices, le porte drapeau de la barbarie de communautés ethniques ou religieuses toutes entières, sans même vous demander si derrière ces gens que vous haïssez religieusement, il ne se trouve pas une majorité d'êtres humains aspirant à vivre en paix et avec bienveillance pour leurs prochains.
"Charlie" de tous les bords, vous êtes la honte suprême de la France !
Pas un seul d'entre vous pour affluer vers l'Elysée et chasser les Salauds obéissant à des pourritures apatrides et commanditaires de toutes les misères du Monde.  Pas l'once d'une Révolution de ce "Charlie" que j’exècre du tréfonds de mon âme, pour que cesse le soutien de vos Maîtres à des terroristes en Syrie ou à une junte néo-nazie en Ukraine. Jamais un Président n'aura été inquiété pour les crimes de guerre ou les intelligences avec une puissance étrangère dont il se rendait coupable, qui, d'égorgements en bombardements, à forgé le terreau du terrorisme dans notre propre Pays.
Alors oui "Charlie", je te le signifie, tu peux aller te faire foutre avec ta compassion en carton-pâte pour t'acheter un humanisme que tu ne possèdes pas et que tu n'auras sans doute jamais. Par ce que tu es vide, par ce que tu revendiques ta passivité et ton apathie face à la barbarie de tes Maîtres, par ce que tu n'es qu'artifices, par ce que tu n'es qu'un Monstre à ce point stupide, que tu ignores l'ampleur de ta cruauté pour les Millions de familles endeuillées à travers le Monde, cela en te faisant faisant appeler "Charlie"...
Avec toute ma colère...

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