26 avril 2015

tu est ma muse.........

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MUSE RETIENS TES LARMES

 

Muse retiens tes larmes, c’est l’amour qui t’en prie

Ne laisse pas blessé et mourir ce bonheur.

Laisses toi donc guider, laisses parler ton cœur

Laisses le s’envoler ; s'évader dans la vie.

 

Tu ne peux maîtriser la passion qui t’habite

Et de la refouler ne fait que l’aggraver.

Tu es jolie ma muse, ne laisses pas le temps

T’emprisonner ainsi encore dans ton printemps.

 

Tu souffres, je le sais ; je le lis dans tes yeux.

Il ne faut pas grand chose pour être malheureux.

Mais il faut beaucoup moins pour que vienne un sourire

Un soupir de bonheur que toi seule m’inspires.

 

Alors que cherches-tu, à passer à coté,

Des plaisirs de la vie pour une éternité ?

Ou simplement de vivre, vivre pour être aimée

Et d’aimer à ton tour comme l’on peut aimer.

 

Regardes-moi ma muse et dis-moi que tu m’aimes.

Même si ce mot doux quelque part nous entraîne.

Affronte ton regard ce soir dans le miroir

Et ne me dis pas muse, qu’il n’y a plus d’espoir.

 

Parce que sinon la vie ne vaut d’être vécue.

Car d’avoir tout raté, à toujours reculer,

On se retrouve seule quand le temps a passé

A regretter l’amour auquel on n’a pas cru.

 

Daniel Douillet

 

Ça m'amuse que tu sois ma muse 
Dis moi si ça t'amuse aussi 
Ou bien si tu refuses 
Le fluide ne s'use 
Que si l'on en abuse 
Et si ça m'use parfois ma muse 
Tellement ça fuse 
De toute part, d'antennes en satellites 
Aux pylônes, au hasard 

Je ne regrette pas 
Mais, ne le répète jamais à personne 
Surtout garde ça pour nous 
Love ! 
Les braises incandescentes 
Sont encore sous la cendre froide 
Autrement dit, sois toujours au rendez-vous 

Ça m'inspire chaque fois que je respire 
Ton essence complice 
Qui goutte à goutte immisce en moi 
Que s'éloigne le pire 
Que s'effacent les frontières 
Que s'affinent les contrastes 
S'ancrent nos mystères 
Les nerfs se changent en air 
Flottant autour des météores 
Et la petite musique se glisse 
Entre les interstices 

Je ne regrette pas 
Mais, ne le répète jamais à personne 
Surtout garde ça pour nous 
Love ! 
Les braises incandescentes 
Sont encore sous la cendre froide 
Autrement dit, sois toujours au rendez-vous 

Ça m'amuse que tu sois ma muse 


Ça colle des ailes à mes labiales 
Ôte à mes mots la muselière 
Impose des lettres capitales 

Alors veux-tu que je te dise 
je prend ce que tu donneras 
La pierre est précieuse et magique 
Maintenant je sais que tu es là 
D'antennes en satellites 
Autour des météores 
Je peux puiser dans ton calice 
Je peux creuser dans ta mine d'or 
Et sois au rendez-vous 

Et sois au rendez-vous 

Et sois au rendez-vous 

 

"Bertrand Cantat"

 

 

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27 mars 2015

l'ombre....

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A une femme

 

A vous ces vers de par la grâce consolante
De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.

C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !

Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !

Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
- Chère, - par un beau jour de septembre attiédi.

Paul Verlaine

 

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Adieu !

 

Adieu ! je crois qu’en cette vie
Je ne te reverrai jamais.
Dieu passe, il t’appelle et m’oublie ;
En te perdant je sens que je t’aimais.

Pas de pleurs, pas de plainte vaine.
Je sais respecter l’avenir.
Vienne la voile qui t’emmène,
En souriant je la verrai partir.

Tu t’en vas pleine d’espérance,
Avec orgueil tu reviendras ;
Mais ceux qui vont souffrir de ton absence,
Tu ne les reconnaîtras pas.

Adieu ! tu vas faire un beau rêve
Et t’enivrer d’un plaisir dangereux ;
Sur ton chemin l’étoile qui se lève
Longtemps encor éblouira tes yeux.

Un jour tu sentiras peut-être
Le prix d’un coeur qui nous comprend,
Le bien qu’on trouve à le connaître,
Et ce qu’on souffre en le perdant.

Alfred de Musset

 

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Avoir une idée d’ombre

 

Avoir une idée d’ombre
et d’absolu pardon
comme l’Adolescent
qui voit la fin du monde
Errer dans l’océan du vide,
âme vagabonde
Devenir Ange noir
au dernier échelon

Avoir une idée d’ombre
et d’étreinte éternelle
au son du grand clocher,
au son d’un violon
Partir le soir venu,
et sans raisons
Quand l’égoût s’éclaircit,
au fond de la ruelle

Avoir une idée d’ombre,
s’évaporer au loin
comme une goutte acide
et devenir quelqu’un
d’autre

Winston Perez

 

La nuit

 

L’ultime à qui je me confis
L’innovatrice de mes pensées et de mes ennuis
L’impératrice de mes acomptes et mes puis

Je te suis
Reconnaissante jusqu’à la tombe
Ma vie de l’exorde au comble
Toi qui as tant empêché mes précipitations
Qui m’a prêté tant d’estime et d’attention
Qui as su m’écouter et préserver mes secrets
Qui était présente lors du rêve qui est devenu concret

Dans ton calme je trouve refuge
Dans ta noirceur je suis confuse
Et dans ton règne tu es ma muse

Rhita Benjelloun

 

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15 mars 2015

quand je serais plus la.........

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Prière amérindienne:

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir

Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon Amour !

Vous ne pouvez que deviner
Le Bonheur que vous m’avez apporté !
Je vous remercie pour l’Amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelque temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et la vie continue !Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre Cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’Amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la Lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

Prière Amérindienne

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30 avril 2012

When the music’s over...........

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Quand la musique est passée, quand la musique est passée
par ici, quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières.

Quand la musique est passée, quand la musique est passée,
quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, car la musique est votre amie très spéciale.
Dansez sur le feu comme elle vous y appelle,
la musique est votre seule amie, jusqu’à la fin,
jusqu’à la fin, jusqu’à la fin.

Annulez mon abonnement à la résurrection,
envoyez mes références aux maisons de détention,
j’y ai quelques amis.
Le visage dans le miroir ne s’effacera pas,
la fille à la fenêtre ne s’effondra pas.
Un festin d’amis cria-t-elle vivante
m’attend dehors.

Avant de sombrer dans le grand sommeil
je veux entendre, je veux entendre
le cri du papillon.

Reviens, baby, reviens dans mes bras.
Nous en avons assez de traîner,
d’attendre avec nos têtes collées au sol.
J’entends un bruit très doux,
si proche et pourtant si lointain, si léger, si clair,
viens aujourd’hui, viens aujourd’hui.

Qu’ont-ils fait à la terre ?
Qu’ont-ils fait à notre sœur si pure ?
Ils l’ont dévastée, pillée, éventrée, déchirée,
percée de couteaux au flanc de l’aube,
entravée de clôtures et traînée de force.
J’entends un bruit très doux …
Avec votre oreille collée au sol …

Nous voulons le monde et nous le voulons …
Nous voulons le monde et nous le voulons … Maintenant !

Nuit de Perse! Voyez la lumière !
Sauvez-nous ! Jésus ! Sauvez-nous !

Quand la musique est passée, quand la musique est passée,
quand la musique est passée, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, éteignez les lumières,
éteignez les lumières, car la musique est votre amie très spéciale.
Dansez sur le feu comme elle vous y appelle,
la musique est votre seule amie, jusqu’à la fin,
jusqu’à la fin, jusqu’à la fin.

Jim Morrison
The Doors

 

 

 

 

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18 avril 2010

rêve d'enfer....

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Les autres créatures avaient eu avant lui des passions, un corps, une âme, et ils avaient agi tous pêle-mêle dans un tourbillon quelconque, se ruant les uns sur les autres, se poussant, se trainant; il y en avait eu d'élevés, d'autres de foulés aux pieds; tous les autres hommes enfin sétaient pressés, e,tassés et remués dans cette immense cohue, dans ce long cri d'angoisse, dans ce prodigieux bourbier qu'on nomme la vie.

Mais lui, lui, esprit celeste, jeté sur la terre comme le dernier mot de la crétion, être étranger et singulier, arrivé au milieu des hommes sans être homme comme eux, ayant leur corps à volonté, leurs formes, leurs parole, leur regard, mais d'une nature supèrieure, d'un coeur plus élevé et qui ne demandait que des passions pour se nourrir, et qui, les cherchant sur la terre d'apres son instinct, n'avait trouvé que des hommes, que venait-il donc faire? il etait rétréci, usé, froissé par nos coutumes et par nos instincts.

Aurait-il compris nos plaisirs charnels, lui qui n'avait de la chair que l'apparence? Les chauds embrassements d'une femme, ses bras humides de sueur, ses larmes d'amour, sa gorge nue, tout cela l'aurait-il fait palpiter un matin, lui qui trouvait au fond de son coeur une science infinie, un monde immense?

Nos pauvres voluptés, notre mesquine poésie, notre encens, toute la terre avec ses joies et ses délices, que lui faisait tout cela, a lui qui avait quelque chose des anges? 

Aussi il s'ennuyait sur cette terre, mais de cet ennui qui ronge comme un cancer, qui vous brule, qui vous déchire, et qui finit chez l'homme par le suicide.

Mais lui! le suicide? Oh! que de fois on le surprit, monté sur la haute falaise, regardant d'un rire amer la mort qui était là devant, lui riant en face et le narguant avec le vide de l'espace qui se refusait à l'engloutir!

Que de fois il contempla longtemps la gueule d'un pistolet, et puis, comme il le jetait avec rage, ne pouvant s'en servir, car il était condamné à vivre! Oh! que de fois il passa des nuits entières à se prononcer dans les bois, à entendre le bruit des flots sur la plage, à sentir l'odeur des varechs qui noircissent les rochers!

Que de nuits il passa appuyé sur un roc et promenant dans l'immensité sa pensée qui volait vers les nues!

Mais toute cette nature, la mer, les bois, le ciel, tout cela était petit et misérable; les fleurs ne sentaient rien sur ses lèvres; nue, la femme était pour lui sans beauté, le chant sans mélodie, la mer sans terreur.

Il n'avait point assez d'air pour sa poitrine, point assez de lumière pour ses yeux et d'amour pour son coeur.

L'ambition? un trône? de la gloire? jamais il n'y pensa. La  science? les temps passées? mais il savait l'avenir, et dans cet avenir il n'avait trouvé qu'une chose qui le faisait sourire de temps en temps, en passant devant un cimetière.

Aurait-il craint Dieu, lui qui se sentait presque son égal et qui savait qu'un jour viendrait aussi , ou le néant emporterait ce dieu comme dieu l'emportera un jour. L'aurait il aimé, lui qui avait passé tant de siecles à le maudire?

 

Flaubert

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13 avril 2010

anais nin

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Notre vie est pour une grande part composée de rêves. Il faut les rattacher à l'action.

L'érotisme est l'une des bases de la connaissancede soi, aussi indispensable que la poésie.

Seul le battement à l'unisson du sexe et du coeurpeut créer l'extase.

 

anais nin


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05 avril 2010

une saison en enfer

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- Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essayé d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs! Une belle gloire d'artiste et de conteur emportée !

Moi! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre! Paysan !

Suis-je trompé ? la charité serait-elle soeur de la mort, pour moi?

Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge. Et allons.

Mais pas une main amie! et où puiser le secours ?


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Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère.

Car je puis dire que la victoire m'est acquise: les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !

Il faut être absolument moderne.

Point de cantiques: tenir le pas gagné. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.

Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.

Que parlais-je de main amie! Un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs, - j'ai vu l'enfer des femmes là-bas; - et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps.

Avril - août, 1873 

 

(une saison en enfer RIMBAUD)

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03 avril 2010

RIS......

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Ris de la poésie

De la vengeance

 

Ris de leur terreur

Et de leur peur

 

Ris de l’humour

Qu’il y a en tout cela.

 

La joie de la vie.

Les crocs de la mort.

 

 

Jusqu’à l’instant terrible

Où le rire doit cesser…

 

 

 

 

Nous accumulons nos douleurs, au fond de nos mémoires…

De nos cœurs…

Jusqu’à ce que se présente l’opportunité d’une vengeance…

Nous voulons le sang de ceux que nous aimons et qui nous ont blessées.

Nous avons le désir caché d’infliger la douleur…

C’est notre secret, et notre rite le plus sacré…

Qui nous vient de la mère elle même.

 

 

 

 

 

 

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24 novembre 2009

Si tu viens....

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Si tu viens, je prendrai tes lèvres dès la porte,
Nous irons sans parler dans l'ombre et les coussins,
Je t'y ferai tomber, longue comme une morte,
Et, passionnément, je chercherai tes seins.

A travers ton bouquet de corsage, ma bouche
Prendra leur pointe nue et rose entre deux fleurs,
Et t'écoutant gémir du baiser qui les touche,
Je te désirerai, jusqu'aux pleurs, jusqu'aux pleurs !

- Or, les lèvres au sein, je veux que ma main droite
Fasse vibrer ton corps - instrument sans défaut
Que tout l'art de l'Amour inspiré de Sapho
Exalte cette chair sensible intime et moite.

Mais quand le difficile et terrible plaisir
Te cambrera, livrée, éperdument ouverte,
Puissé-je retenir l'élan fou du désir
Qui crispera mes doigts contre ton col inerte !

Lucie Delarue-Mardrus

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09 novembre 2009

Le soir vient sans voix.....

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Le vent passe en les branches mortes

Comme ma pensée en les livres,

Et je suis là, sans voix, sans rien,

Et ma chambre s’emplit de ma fenêtre ouverte.

En promenade, en repos, en regard

Pour de l’ombre ou de la lumière

Ma vie s’en va, avec celle des autres.

Le soir vient, sans voix, sans rien.

Je reste là, me cherchant un désir, un plaisir ;

Et, vain, je n’ai qu’a m’étonner d’avoir eu à subir

Ma douleur, comme un peu de soleil dans l’eau froide.

Paul Eluard

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