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sammael world

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26 juillet 2011

seconde peau.......

Cooper (1)

 

 

LA PSYCHOLOGIE DES VETEMENTS.

par Marc-Alain Descamps

 

       Chacun choisit soigneusement ses vêtements quand il les achète et quand il les met le matin. Et l’on voudrait savoir pourquoi. Que peut bien signifier ce que l’on met ? Ce comportement quotidien est en réalité bien complexe. De nombreux facteurs sont en jeu, qui portent à la fois sur la mode et sur le vêtement.

A.     les fonctions du vêtement

La question fondamentale sur les vêtements est :

pourquoi portons-nous des vêtements, alors que nous naissons tous totalement nus ?

Pour y répondre il faut faire appel aux quatre fonctions principales du vêtement :

la protection, la pudeur, la parure et la parole.

   1. La protection. Les vêtements nous protègent des éléments (froid, chaleur, pluie, vent, soleil...), des écorchures, des morsures des animaux ou des piqûres d’insectes, des coups des hommes à la guerre ou dans le sport, etc. Mais il ne faut jamais exagérer l’aspect fonctionnel des vêtements. L’utilité dans ce domaine n’explique finalement que bien peu de  choses. Si l’on ne tenait compte que du froid, les peuples méditerranéens vivraient nus 10 mois sur 12. D’ailleurs, au lieu de nous protéger du froid, les vêtements affaiblissent notre résistance et nous font perdre notre thermorégulation naturelle.

   2. La pudeur. En fait la sexualité est beaucoup plus importante pour rendre compte du vêtement, le premier et le dernier des vêtements étant toujours le cache-sexe. La pudeur a enclin les hommes (et encore plus les femmes) à cacher leurs organes de reproduction pour ne pas exciter des convoitises. Puis, par proximité des organes d’élimination, s’y est adjoint la honte. Aussi notre corps est-il coupé en deux : les parties nobles ou montrables et les "parties honteuses". Mais la pudeur n’est pas une réalité stable, car il n’y a rien de plus érotique que la pudeur. Aussi sa localisation varie selon les époques et les lieux. Le rôle des vêtements est finalement de cacher pour donner du prix en excitant le désir, et pouvoir après, dévoiler le caché dans un strip-tease sans fin. Ainsi on cache le décolleté par une modestie, que l’on fait ensuite en dentelles et l’on porte une mini-jupe mais en ayant bien soin de mettre dessous un collant qui cache ce que l’on vient de dévoiler.

3. La parure. Finalement la parure rend mieux compte du vêtement. Son origine doit en effet se trouver dans le trophée de chasse (la peau d’ours, de loup ou du lion de Némée pour Hercule) que le chasseur garde sur son dos pour perpétuer le souvenir de sa victoire. A ce premier rôle d’intimidation se superpose celui d’exaltation générale du corps. Il s’agit toujours de magnifier le corps humain, de grandir avec des talons ou des chapeaux, d’élargir les épaules des hommes puis maintenant des femmes, de resserrer la taille pour bien séparer le haut noble du bas ignoble. Par là ce sont tous les fantasmes collectifs et l’inconscient d’un groupe qui vont s’inscrire dans le corps (l’oeuf pour la "mama" méditerranéenne, la guêpe en 1900, l’araignée et l’échassier actuellement...).

4. La parole et le langage. Récemment les recherches sur le vêtement se sont centrées sur sa fonction de parole, de langage ou de communication. Le costume est un discours muet que nous tenons aux autres pour les avertir de ce que nous sommes et de ce que nous aimons. Et l’on va maintenant pouvoir en rendre compte. Le costume échappe enfin à la seule étude des historiens pour relever aussi de la psychologie, de la sociologie et de la linguistique. Bien des auteurs en particulier cherchent à calquer les découvertes de la linguistique pour les appliquer au vêtement.

B. la psychologie des costumes

    Le costume est une réalité psychosociale, mais sa partie sociale est plus importante que sa partie psychologique personnelle. Il est essentiellement fait pour traduire le sexe, l’âge et les classes sociales.

a) Le sexe. Tous les peuples de toutes les époques ont utilisé le vêtement pour indiquer le sexe de celui qui le porte. Les costumes masculins et féminins sont toujours et partout différents, mais la différence peut porter sur l’ensemble ou sur un détail. Encore faut-il savoir que ce qui peut paraître un détail pour des étrangers peut constituer l’essentiel à l’intérieur du groupe. C’est ainsi que dans l’antiquité les Grecs et les Romains portaient tous des toges, mais le plissé n’était pas le même pour les hommes et les femmes (ni les tissus, les couleurs, les formes et les noms). Et il en est encore de même pour les costumes musulmans traditionnels. Le plus important est dans l’intention du groupe humain qui peut vouloir insister sur la différence ou la réduire au minimum. Mais il en reste toujours au moins une. La mode de l’unisexe n’a jamais pu réussir à s’établir et même dans l’unisexe les vêtements des femmes ont toujours les boutonnières à gauche et ceux des hommes à droite. Avec l’uniformisation des rôles masculins et féminins dans nos sociétés, les différences, qui étaient maximales en 1900, ont tendance à se restreindre et les femmes ont pu accéder au droit de porter des pantalons (il est vrai différents de ceux des hommes).

   b). L’âge. Le code des âges est bien connu et chacun porte les habits de sa classe d’âge. Les différences sont devenues très importantes : costume des hommes, robes et tailleurs des femmes, jean tee-shirt et pull des jeunes. Même les magasins de vêtements se sont spécialisés, car les clientèles d’âges différents ne supportent plus de se mélanger. L’existence du code est confirmée par les franchissements. Certains adultes s’habillent comme des ados pour "faire jeune", alors que bien des jeunes portent des habits du troisième âge, avec les "chemises de papa", les lunettes de grand-mère et les divers styles rétros.

   c). Les classes sociales. Il existe de même un code des classes sociales. Ce que les autres cherchent à déterminer à travers nos habits c’est notre appartenance à l’une des mille nuances des classes sociales. Autrefois cela était beaucoup plus clair avec, par exemple, le bonnet des paysans, la casquette ouvrière, le chapeau d’artiste, le feutre souple des cols blancs, le chapeau à bord roulé des notables, le melon ou le gibus de la haute bourgeoisie. Maintenant les franchissements de code sont constants. : les intellectuels de gauche et les étudiants s’habillent comme des ouvriers pendant que les vendeurs et les employés cherchent à s’habiller comme des cadres...

  

d) Le personnel. Que reste-t-il donc de personnel dans le vêtement ? Bien peu de choses. Il n’y a pas de costume pour les qualités morales (honnête/voleur, loyal/menteur...), les types de personnalité (introverti/extraverti, angoissé/calme...), ni les traits de comportement (taciturne/bavard, végétarien/carnivore...). Finalement, d’après nos enquêtes, nous avons pu trouver le code vestimentaire de quelques dimensions : triste/gai (neuf, coloré, soigneusement choisi, bien coordonné), pudique/érotique (court, collant, fendu, transparent), doux/violent (cuir, clouté, bottes), décontracté/strict (brillant, cher, propre, raide, non-froissé). Pour le reste on en est réduit à acheter une panoplie (l’intégral ou le total-look) de la romantique, gitane, petite fille, sportive, BCBG, baba-cool, minette, new-wawe, fun... Mais tout ceci reste encore social.

C. le code des vêtements

    Enfin nous allons découvrir le code des vêtements, un code caché et secret que personne ne pouvait détailler, mais que tout le monde comprenait et suivait implicitement. Pour découvrir et mettre au point cette signification secrète des vêtements nous avons du partir, à l’inverse, des signifiants et non plus des signifiés.

Ainsi ont pu être établis dans le détail les codes des matériaux, des formes, des couleurs et des décors.

- Dans les matériaux, les significations de la fourrure ne sont pas celles du cuir, de la soie, de la laine, du lin, du coton ou des synthétiques. A quoi il faut ajouter celles des tissus (le jean, le velours, le vichy...) et des dessins (les raies, les pois, les fleurs, l’écossais...).

- Le code des formes est plus complexe à décrire. Le système des grands types de vêtements est assez simple (drapé/cousu, ouvert/fermé, collant/large...). Mais cela se complique beaucoup avec la multitude des pièces de vêtements. La découverte de leur sens s’est faite en comprenant que chacune correspond à une partie du corps. Elle en reçoit son sens selon son symbolisme et les apports de la psychanalyse. Par exemple, la différence entre une veste et un blouson, c’est bien que ce dernier, s’arrêtant à la taille, dévoile le bassin. Plus adapté à un travail manuel, il est aussi plus exhibitionniste.

- Le code des couleurs est mieux connu, bien que celui des vêtements ne soit pas celui des tableaux, des affiches ou des emballages. La signification des couleurs s’enrichit de toutes les données de l’histoire, de la culture, de la religion ou de la politique. Le vert est mal vu en Occident, où c’est la couleur du diable, alors que c’est la couleur du prophète en Islam. Le noir connote le deuil, l’habillé, l’érotique, l’anarchisme, la soutane des prêtres et le costume des portugaises; ce qui n’empêche pas bien des jeunes de l’aimer, sans admettre que la vie est trop courte pour s’habiller triste.

- A quoi il faut ajouter le code des décors qui apportent des variantes au système de base avec la doublure, les revers, les plis ou volants, les pattes, les poches et les systèmes de fermeture (cravates, ceintures, boutons, velcro ...). On peut donc juger de la complexité de toutes les combinaisons de ces différents codes pour pouvoir rendre compte de l’ensemble d’un seul costume.

   Ainsi s’est constituée la sémiologie du vêtement qui permet, grâce à la psychologie, de pouvoir déterminer le sens des diverses combinaisons personnelles. Car tout ce que nous faisons a un sens, même si nous n’en sommes pas pleinement conscient en le faisant. On arrive de plus à comprendre le sens même de l’histoire en étudiant l’évolution des formes des vêtements. La mode n’est donc pas une futilité. Sous une  apparence gratuite le vêtement et la mode sont déterminés par l’évolution des forces sociales et des techniques.

   On peut donc tout apprendre dans le vêtement : l’histoire, la géographie, l’art, la politique, les échanges commerciaux, les langues, les religions, la littérature, la philosophie et, bien entendu, la psychologie des hommes, des femmes et des enfants …

 

Une bibliographie se trouve dans  Marc-alain Descamps, Psychosociologie de la mode, PUF. 1979

 

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25 juillet 2011

démocratie........ rêves ??

 

le 25 juillet 2007, j'avais écris pour les valeurs républicaines bafouées, c'était une goutte dans un océan de peines perdues. J'avais désespéré au point de focaliser sur ma vie, d'essayer de m'en sortir, de me construire un pays dans le pays, de rêver de partir ailleurs et puis de rester.

Et puis un jour, un homme qui ne pouvait pas partir ailleurs, qui ne pouvait plus rêver, qui ne pouvait rien se construire s'immole d'un feu qui fait naître "the wind of change", d'autres s'en suivent et un sirocco rafle l’arbre serpentin qui s’accaparait de la Terre bénie d'Afri9ia. Tous les désespérés, tous ceux qui n'y croyaient plus descendent dans la rue et crient d'une seule voix.

"Peut-être qu'une main du Ciel l'a poussé", le vieil arbre venimeux vaccille et tombe, les racines restent accrochées, à la quête de la moindre goutte d'eau qui le ravive et recrée son printemps. Les racines poussent loin et poussent encore à la recherche de cette goûte d'eau, et ne manquent pas d'idées. Toi, qui s'obstine à ne pas t'inscrire pour les prochaines élections. Veux-tu l'arroser?

Tu n'y crois pas... vraiment?

Pour un peuple qui n'y croyait plus depuis toujours, comment y croire aujourd'hui?
Cela aurait pu être autrement, si au lendemain de la révolution, le comportement civique des tunisiens auraient changé, si les tunisiens se mettaient à respecter un code éthique et moral irréprochable (sur la route, dans les affaires comme dans la vie), "à défaut de respecter les règles de droit élaborées par les Ben Alistes pour marcher dessus". Si au lendemain de la révolution, les tunisiens se sont focalisés, tous ensemble, à soigner les maux d'un pays pillé, au lieu de commencer les vagues de revendications, de surenchères, de diabolisation, d'expiation.
Que peut-on nous demander, nous sommes le fruit qu'ils ont cultivé durant des décennies. Nous avons souffert de la générosité et de l'altruisme de nos parents et grands parents combattants et/ou bourguibistes qui ont tout donné à la Tunisie, à leurs familles, à leurs voisins, nous laissant assoiffés devant ces Trabelsi et autres qui boivent à ivresse. On nous a appris à détourner, à contourner, à arborer le chemin le plus facile, à écarter les adversaires de la course par tous les moyens, et que le meilleur gagne, sans Dieu ni maître. Tout est déterminé d'avance, le pourcentage de réussite aux élections, le taux de réussite d'un concours, le nom de l'adjudicataire des offres publiques, et même la date du 3id.
فاقد الشيء لا يعطيه
Je n'ai plus rien à donner à cette Tunisie qui ne m'a rien donné, on m'a suffisamment déplumé et voilà que j'apprends que le 26-26 n'était que la Caisse d'épargne de Leylon. Et voilà que les mêmes visages pourris reviennent avec la caisse de la citoyenneté. La Tunisie ne prend pas le temps de déraciner l'arbre venimeux et à réfléchir à restaurer la forteresse et à dresser les premières pierres de fondations d'une société saine, juste et active. L'article 57 de la Constitution, le mal bien nécessaire, nous a joué bien des tours. Et les racines sont coriaces. Les gouvernements se suivent mais ne changent pas la politique de mendicité de Ben Ali, à l'intérieur comme à l'extérieur, on ne fait que quémander de l'argent, au lieu de mobiliser l’incitative privé nationale et internationale.

Des Kasbas se suivent, une 9obba, des sit-in, des marches, de sens et d'autres, pour et contre, et moi humble citoyen je n'y comprend que dalles. Chaque fois qu'un homme politique m'impressionne de son discours, d'autres le discréditent et tombe de son piédestal.
Justement les discours, j'en ai ras les oreilles. Un auguste aux mains ensanglantés m'en a prononcé des milliers, à toutes occaz, j'en attendais un même pour mon anniversaire. Ces dernières années, le clown étant fatigué, sa femme s'y est mise de toute sa force "de conviction".

Post révolution, j'ai assisté à des meetings, moi qui n'a jamais mis les pieds dans le rassemblement. Mais finalement, en quoi les meetings sont différents du rassemblement, tel que relaté si longuement, jadis et naguère, au télé journal et partout ailleurs.
Ils sont tous pareils, "la politique n'est qu'un jeu de mensonge!" Or, je me suis réveillé de mes songes et je veux du concret, là tout de suite. Un monde meilleur, la fin de mes insomnies, des espadrilles pour mes gosses, des cahiers, un sourire qui embellit ma femme, sinon j'en prendrai une deuxième.

Bandes d'incapables! En six mois, les prix ont augmentés, l'augmentation salariale n'est pas encore décidé, en tout cas qu'est ce que cela m'importe, désormais je n'ai plus de boulot, l'UGTT nous avaient promis monts et merveilles, nous avons enfin osé faire face au Boss, à coup de "Dagage", mais notre révolution a été avortée, et on s'est retrouvé à la porte, deux cents quinze.

Tu me demandes de m'inscrire? de voter? Pour des promesses qui ne seraient pas tenues? Pour des hommes qui m'appauvriront davantage pour rouler en caisse de députés, toucher un salaire de députés et inscrire dans l'Histoire leur nom en tant que députés de la Constituante de la IIème République de Tunisie?
Pour qu'un jour, un livre d'école enterre leurs passés et inscrit leurs noms sur la page d'en face que celle où figure Habib Bourguiba, Jalouli Fares, Mongi Slim, Mohamed Masmoudi, et les autres.

Alors pourquoi il faut y croire?

Même si vous pensez que ce qui se passe en ce moment n'est qu'une mascarade et que les partis politiques, les hommes d'influence, les journalistes, les avocats ne sont que des marionnettes qui servent des intérêts qui t'échappent, même si tu pense qu' "à partir de maintenant, on fera comme d'habitude". Sachez que rien ne sera plus comme avant! Personne, mais vraiment personne ne maîtrise absolument la situation. Toutes les forces doivent composer avec la situation présente, avec les imprévus. Et L'imprévu, l'imprévisible, le non-maîtrisable, le non-dompté, c'est justement toi! Toi, qui ne sait à qui donner sa voix, si chère aux enchères! Toi, qui ne sait sur quel pieds danser. Tunisien riche de ta bipolarité, de ta culture millénaire, de ton islam "concocté à ta manière pour convenir à ton rythme de vie", de ton arabité "si différente des autres arabes et si proche à la fois"

Aujourd'hui, j'ai 31 ans, je n'ai jamais voté. J'ai toujours été une révoltée muette ou presque, et je n'en suis pas fière.
Aujourd'hui, indépendante indécise, je suis décidée à voter, parce que ma voix compte. Quel que soit le résultat du vote, parce que justement un vote libre et transparent n'est jamais prévisible à l'avance, et parce que démocratie rime avec indécis. Contre toutes attentes, l'Histoire de la Tunisie sera dessinée par les indécis.

J'irai voter parce que chaque membre de ma famille votera pour un parti différent, nous nous aimons, çà crée notre richesse.

J'irai voter en toute confiance parce que les miens (ma famille et ma tribu de facebookers, bloggers et copinautes) se sont jurés, chacun de son côté, à faire le contrôle des bureaux en citoyens avertis et à dénoncer tout abus. J'aurai des yeux partout. Il est vrai que Facebook regorge d'hoax, d'intox, de manipulations, mais je fais confiance aux miens.

Tu te dis, je n'ai jamais lu la Constitution précédente, qu'est ce que çà changera pour moi, je composerai avec le régime que choisira la majorité, après tout qu'est ce que j'y pige en régimes politiques?
Ce n'est pas un Président qu'on choisit là, ce n'est qu'une assemblée provisoire... (qui tracera les lignes directrices de ton petit monde)
Et bien oui et non, voyons le nombre de décret-loi et décret promulgués par ce gouvernement plus que transitoire? 68 décret-lois et 947 décrets, si on se fit au JORT n°53 du 19/07/2011. Même, moi juriste et déterminée, j'ai pas encore eu le temps de tout lire. Une ribambelle de textes hasardeux et désastreux qui (tel que le décret-loi n°30 relatif à l’amnistie des chèques sans provision, tel que les investissements immenses pour faire des pôles technologiques et zones industrielles sur des terrains fertiles, au lieu de donner des fonds aux facultés déjà construites et de bien les équiper pour encourager la recherche)

Tous ces bruits t'assourdissent, t’abasourdissent? La démocratie rime aussi avec animosité. Ce sont les règles du jeu, il n'y a pas à avoir peur des faux combats, des débats télévisés des gens qui parlent chinois qui disent la chose et son contraire en un tour de mot, çà ne fera que tamiser. وما يقعد في الواد كان حجرو

Tu appréhende le choix? Et si ton choix s'avère une grande erreur? Soit! Demain ne sera jamais pire qu'hier.
L'appareil Ben Ali nous a dopé de faux conforts, le confort d'habiter un appart perché, celui d'avoir une voiture populaire, celui de prendre un crédit sans épargne et surtout la grâce d'avoir un supermarché à proximité et les soldes à chaque saison.
Il faut savoir s'en passer, quelques fois.. pour te construire un véritable luxe de vie. Manger les fruits de son jardin, faire son savon, son plateau, offrir un nid d'ange fait de ses propres mains. Tes enfants s'ennuient, un tour dans les champs les plus proches de chez toi s’avérera plus plaisant et moins coûteux qu'un tour au supermarché et un sandwich/café au broyant et combien désagréable fast-food/salon de thé le plus en vogue.

Regardes ce qui se passe ailleurs, les modèles économiques, le retour des européens à la nature, à l'économie, à l'austérité, au moment où toi tu es pris dans les grippes des apparences trompeuses. Les plans B et les systèmes D boosteuront ton épargne et aideront à construire la Tunisie de demain, la Tunisie des citoyens responsables et non pas la Tunisie des consommateurs effrénés qui renflouent les caisses des paresseux hommes d'affaires qui ne réinvestissent pas leurs richesses.

J'ai déraillé dans tous les sens, mais la citoyenneté au concret, selon moi, c'est cela: Réfléchir, s'inscrire, construire, rester vigilent, dénoncer, désespérer des fois et renaître de ses cendres, écouter, lire, s'unir. Merci de m'avoir lu, je parie que mes lecteurs sont des internautes avertis qui pour la majorité se sont inscrits (ou convaincus, attendent l'occasion de le faire), j'ai toujours pensé que les abstentionnistes ne lisent pas les blogs. Ce texte, je l'ai écrit pour toi, qui t'es déjà inscrit, pour te mobiliser à aller vers les gens qui ne lisent pas, qui ne croient plus à un avenir meilleur, pour leur parler, pour essayer de les convaincre, pour les emmener dans ta voiture jusqu'au plus proches bureau d'inscription et ramener chez eux, sans jamais.. JAMAIS essayer d'influencer leur vote.
Jihen Maatoug Belkahla

anais-nin

20 juillet 2011

l'herbe des champs......

 

Bob a dit <<De la drogue? Comment ça de la drogue? Je n'ai jamais pris d'ecstasy ni quoi que ce soit! J'ai simplement fumé de la Ganja. Certains pensent que c'est une forme de drogue. Mais non. C'est tout simplement un précepte de la religion rastafari. Il est dit dans la Genèse: «tu mangeras l'herbe des champs». Mais nous les rastafari préférons la fumer. Elle nous procure une sensation de pureté. C'est une pratique religieuse comme une autre. Les Catholiques boivent bien de l'alcool pendant la Messe!>>



"L'herbe est une plante, les herbes sont bonnes pour tout. Pourquoi ces gens qui veulent tant faire le bien de tous, qui porte le nom de gouvernement ou autre, pourquoi ils disent que vous ne devez pas utiliser l'herbe ? Ils disent "non, vous ne devez pas l'utiliser parce que ça vous fait vous rebeller" Contre quoi ? Contre ceux qui n'ont besoin de rien, ils ont des bien matériels et ils veulent captiver ton esprit pour finir par dire : "Tu dois travailler et après on te mettra à la retraite" et ils gardent tout. Alors, avec l'herbe au lieu de vouloir travailler pour un patron, tu veux être comme lui. Pas pour dire que "Je veux le contrôle" mais dans le sens "Pourquoi je devrais me soumettre à ça ?" ça veut dire que tu es ton propre chef. Pour la première fois fais ce que tu veux, peu importe ce que disent les autres. "

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20 juillet 2011

rastafarisme

 

Le mouvement rastafari (ou « rasta ») est un mouvement religieux dont le nom provient de l'amharique Ras Tafari de ras, tête (mais ici « leader, seigneur »), et Tafari, « Celui qui sera Craint ». Tafari est le prénom de naissance donné à Hailé Sélassié Ier, (de Haile, « puissance » et Selassie, « trinité », en amharique) empereur d'Éthiopie de 1930 à 1974. Il est ainsi considéré comme un personnage sacré du fait de son ascendance qui remonterait aux rois bibliques Salomon et David selon la tradition éthiopienne, mais également par la signification de son nom de naissance, comme de celui choisi par les prêtres de l'Église orthodoxe éthiopienne pour son sacrement. Le choix et la signification des noms ont en effet une importance primordiale dans la culture africaine.

Le mouvement rastafari est assimilé par certains à une religion, par d'autres à une philosophie, voire à une idéologie ou un syncrétisme pour ses emprunts à la Bible. Les Rastas, eux, le conçoivent comme un mode de vie, une façon de concevoir le monde et tout ce qui le constitue depuis sa création. Les croyants de ce mouvement sont des rastafariens, souvent appelés par le diminutif « rastas ».

L'usage du terme rastafarisme, bien que correct n'est pas accepté par les Rastas car ils sont contre la classification de personnes et prônent l'unification des peuples. L'usage de la majuscule sur le terme « Rastafari » est préférable pour eux.

Pour d'autres, le rastafarisme tirerait sa véritable origine du shivaïsme2. Le shivaïsme fait partie de l'hindouisme. Shiva, divinité primordiale dans l'Hindouisme, garde de longs cheveux en dreads. Il est toujours plongé en méditation.

Sommaire

 

Racines du mouvement

La religion chrétienne est extrêmement présente en Jamaïque (plus de 80 % de la population), notamment avec les églises anglicane,méthodistebaptistecatholique romaine, l'Église de Dieu et, depuis les années 1970, l'Église éthiopienne orthodoxe.

L'évangile (gospel) est chanté avec ferveur le dimanche dans toute l'île. La fin de l'esclavagisme (aboli dans l'île en 1833) et surtout l'indépendance de la Jamaïque (6 août 1962) permettent simultanément une émancipation culturelle du peuple jamaïcain. Différents mouvements « éthiopianistes » émergent, où l'interprétation occidentale de la Bible est parfois remise en cause.

Les traditions des cultes africains interdits par les maîtres ayant survécu sous forme d'Obeah (sorte de vaudou local illégal et redouté), du Kumina, et mélangées à la Bible, de la Pocomania ou Pukumina.

Fondements du mouvement moderne

Lorsque le Jamaïcain Marcus Garvey émigre à Harlem, où il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire, il fait souvent allusion à l'Éthiopie dans ses discours. Il écrit ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions :

« Laissons le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d'Isaac et de Jacob. Nous, les Noirs, croyons au Dieu d'Éthiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges.
C'est le Dieu auquel nous croyons, et nous l'adorerons à travers les lunettes de l'Éthiopie. »

Marcus Garvey est pour beaucoup le premier prophète noir du mouvement rastafarien. Il annonce la fin des souffrances du peuple noir et son retour aux racines : l'Afrique.

En 1924, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateurDaily Gleaner : « Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance »

La presse coloniale dénonce alors cette doctrine éthiopianiste « vulgaire » qu'elle attribue à Garvey. Mais le 2 novembre 1930, en Éthiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronne sacrée du negusä nägäst (roi des rois) sous le nom de Hailé Sélassié Ier (« Puissance de la Trinité »). Il est le chef d'une des premières nations officiellement chrétiennes de l'histoire, l'Abyssinie. Selon le livre sacré Gloire des Rois (Kebra Nagast), retraçant l'histoire de son antique dynastie, Sélassié serait le descendant direct du roi Salomon et de la reine Makeda de Saba.

Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d'agriculteurs éthiopianistes de Sligoville (Jamaïque), le Pinacle, dirigé par Leonard Percival Howell (véritable fondateur du mouvement Rastafari), comme étant l'accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.

En effet, le « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs » (1° Timothée 6:15) de la Bible ressemble beaucoup aux titres traditionnels millénaires de Sa Majesté Impériale Hailé Sélassié Ier : « Empereur d'Éthiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l'Univers ». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l'hindouisme, Howell considère Sélassié (ou « Jah », de Jéhovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible.

Cultivant le chanvre, considéré comme un sacrement (fumé dans les chalices) et le diffusant dans l'île, il est arrêté pour sédition en 1933, puis il est interné à l'asile à plusieurs reprises, alors que le Pinacle est détruit maintes fois par la police. Différents mouvements éthiopianistes de libération, comme le mouvement Bobo de Prince Emmanuel, se développent parallèlement en Jamaïque. Ils prennent pourtant peu à peu un nom générique, Rastafari, et visent, en partie, à restituer à l'homme noir le rôle important qu'il a joué dans la civilisation, à commencer par la Bible, où les ancêtres Juifs de Sélassié seraient naturellement, comme lui, Noirs : Moïse, Jésus, etc.

Progressivement, et selon le vœu de Jésus et des Naziréens (Nombres 6-5), beaucoup de Rastafariens ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (lien) une coiffure souvent comparée à la crinière du Lion de Juda sacré. Des « locks » (nœuds, boucles) ou « dread (épouvante)locks » se forment ensuite naturellement dans leurs cheveux crépus.

Il y a aussi une autre explication,pour les Rastas, c'est aussi le lien ombilical avec le continent Mama Africa (Selon Donald Manning des Abyssinians).Des travaux historiques ont révélés que de nombreux ethnies africaines avaient l'habitude d'avoir des Dreads locks,notamment en temps difficiles et ce depuis le moyen âge.Il ne s'agit pas seulement des ethnies chamite et couchitique qui peuplent l'Ethiopie et la Corne de l'Afrique,(Ahmarique,Oromo, Afars,Somalis,Tigré, Ourag,Dahlak etc..),mais aussi d'autres ethnies africaines,comme les Shanti du Ghana,les Peuls de l'Afrique de l'Ouest,sans oublier les Wolofs du Sénégal et les Toubous du Delta du Niger,les Tutsi de l'Urundi et des régions du Grand Lacs et j'en passe.L'Amour pour l'Afrique passe par le look et l'apparence,la cuisine,l'art,la façon de voir le monde (Natty dreads loocks).L'Ethiopie et plus généralement les Etats aux alentours Somalie, Djibouti,Erythrée,la vallée du Nil soudanais,jusqu'au Lac Turkana au nord du Kenya,bref la patrie du peuple sémito-couchitique sont l'objet d'une adoration sans faille par le mouvement Rastas et sont considérés comme le berceau de l'Humanité plus connu sous le sobriquet de Zion.Impressionné, Bob dédiera spécialement à ces États qu'il appelait little chamite en caressant comme Marcus Garvey que l'union de l'Afrique commencerait par la réintégration de ces Etats little chamite à la maison mère qui a 3 mille ans d'existence dont deux mille en tant qu'Etat constitué (Zion Train de Bob Marley).Depuis,on attend toujours le train Zion qui va tirer la locomotive AFRICA,qui est lourd à tirer quand même,surtout dans un contexte de mondialisation,néanmoins,un évènement non négligeable qui concrétise la prophétie de l'honorable Marcus Garvey se produit en 1963.Il s'agit de la première vague d'indépendance des Etats peuples africains qui décident de former une première organisation panafricain plus connu sous le sigle de l'OUA.Le choix d’Addis-Abeba confirme de fait la place accordé à l'Afrique de l'Est dans la paternité de l'homme afriain. Revenons aux dreads locks et au peuplade de la corne de l’Afrique et notamment à ces Etats jadis partie intégrante de l'Abyssinie jusqu'au 16 ème siècle,qui ont choisi d'épouser l'Islam,et ensuite se sont soulévés contre le Royaume Abyssin au 16 ème siècle.Comment expliquer la présence des muslims en Abyssinie?Parce que les campagnons du prophète Mohamed tel que son cousin Gaffar et pas mal d’apôtres de l'islam pourchassés ,ont traversés la Mer Rouge et trouvé refuge en Abyssinie au 6ème siècle.Ils se sont métissés avec les familles aristocrates de Adal,de Dahlak,de Hadya, Fatagar et qui jusqu’à là servait le Négus.Quel est le musulman qui ignore la fameuse phrase du prophète caractérisant la gratitude du prophète Mohamed Baraka allah bi Habash qui veut dire que dieu bénisse l'Ethiopie? .C'est pour ça que l'Ethiopie est aussi à moitié musulmane et que ces Etats fondés par l'ancienne aristocratie musulmane de l'Abyssinie le sont aussi ,mais à majorité.Voilà pourquoi l'Ethiopie est aussi pour les Rastas muslims, un pays sacré.Autre versant de l'universalité,comme tout historien éthiopaniste qui se respecte, Bob Marley n'ignorait pas que l'Empereur Négus, Iyassou V d'Ethiopie avait dit en plein première guerre mondiale et publiquement lors d'une réunion au palais impérial: Si je ne convertis pas l'Ethiopie dans la voie de l'Islam,je ne m’appelle pas Iyassou. Sachant qu'il avait vécu à Harar,ville de naissance de sa majesté Hailé Sélassié qui lui succèdera en 1930.Eh oui,pour ce qui l'ignorait,le Jah est né dans cette ville sacré,classée patrimoine mondial par l'UNESCO.Selon l'historien Berhanou Abebe qui a mené un certains nombre de travaux sur le coup d'Etat du 26 septembre 1916, lors de son règne, Iyasou V avait transféré la capitale du royaume et vécu à Harar,quatrième ville sainte de l'Islam,après la Mècque, Médine,et Jérusalem.Certains le soupçonnaient même de s'être convertis à l'islam,surtout quand il avait invité le pacha turque de l'Empire Ottoman. En tout cas ,cette phrase a valu au Négus d'Ethiopie,la déposition.Et ça s'est fait avec l'accord des trois pivots qui constituent le pouvoir de l'Ethiopie.L'aristocratie chrétienne du Chowa,l'aristocratie musulmane des royaumes inféodés à l'Ethiopie depuis le premier siècle de notre ère,et enfin l'armée,c'était juste un récapitulatif pour les initiés. Après avoir tué le Négus Galawedos,L'Ethiopie se résigne à se séparer de certains territoires aux mains des aristocrates musulmanes rebelles contre le Négus.Et c'est comme ça que se dessine les contours des futurs Etats de Somalie, Djibouti,et enfin LE DERNIER MORCEAUX DE L'Empire,en occurrence,l’Érythrée indépendant de l'Ethiopie en 1991.Ces pays ont connu dans l'histoire,tour à tour, l'influence arabe et Ottoman avant de tomber sous les griffes de Babylone et de sa colonisation au 19 ème siècle alors que la patrie mère a su résister à la même époque(voir la Bataille d'Adoua). Plus tard l'archéologie se chargera de prouver que ce n'est pas n'importe quel pays,la découverte des fossiles de Lucie l'atteste bel et bien,sous les yeux ébahis des chercheurs du monde entier.La prophétie de Marcus Garvey était loin d'être un délire.C'est aussi la seule région d'Afrique noire où on peut trouver les populations les plus métisées du continent et même plus que l'Afrique du Nord pourtant plus proche de l'hémisphère Nord et du proche Orient (les traits fins,populations pas négroïdes du tout avec la peau relativement claire par rapport aux autres africains).Et ceci date depuis Aksoum,l'apogée de la civilisation éthiopienne.Ces populations viennent de différentes vagues de mélange de race,arabes,turcs,juifs.Géographiquement à l'époque,l'Ethiopie était le carrefour où se croisait la Mer Rouge, l'Océan Indien et le Nil.C'était un vieux comptoire d'échange,et le métissage vient de là. Les plus énigmatiques sont les juifs noirs plus connus sous le nom de Falashas ,qui sont des descendants de la douzième tribu d'Israel (Twelve tribut of israel) , du Roi Solomon et de la Reine de Saba comme sa Majesté Impérial Hailé Sélassié l'était aussi.En revanche ce métissage est beaucoup plus vieux que les autres,environ -950 avant notre ère. Et ces ethnies Est africaine avaient l'habitude de se laisser pousser les cheveux.Les prêtres coptent en raffolaient aussi,puisque l'Ethiopie est connu aussi dans le monde entier comme étant l'un des tous premiers Etats chrétiens au monde.A titre d'exemple,l'Abyssinie a été chrétien au moins un demie siècle avant la France,et ce pays existe depuis 3 mille ans alors que la France n'a que 2 mille ans d'existence.Les seuls interlocuteurs européens que les souverains éthiopiens abordaient réligion avec eux,à cette époque c'étaient les italiens,les arméniens,les grecs,et à l'époque moderne les portugais qui les ont sauvé de la conquête musulmane au 16ème siècle.C'est là qu'on constate vraiment une jonction entre le culturel et le rélgieux,puisque cette coiffure concernait aussi bien la société éthiopienne que l'Eglise. En tout cas,ce signe de reconnaissance deviendra une mode internationale à partir de 1976. Proches de la terre, généralement les Rastas ne boivent pas d'alcool, le vin étant proscrit (Nombres 6-3), ne touchent pas aux morts (beaucoup de Rastas ne font même jamais allusion à la mort, mais au contraire « chantent la vie »), sauf ceux de leur proche famille (Lévitique 21-1), et le corps humain est considéré comme l'église (Corinthiens 3-16, 17), rejetant ainsi le principe même des temples ou des églises.

Désireux de se maintenir en bonne santé, ils suivent en principe un régime spécial qu'ils appellent « I-tal » (vital) (Genèse 1:29 et 9:4), qui se compose de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes. Ce régime exclut toute nourriture non biologique.

Quant au nom « Rasta », il provient de celui, divin, de Sélassié : le Ras (tête, correspond étymologiquement et protocolairement à son titre de duc) Tafari (son prénom). Leurs couleurs sont celles de l'Éthiopie impériale (rouge, or et vert, couleurs de l'Afrique frappées du Lion de Juda).

Dès lors, les Rastas, incompris, blasphématoires, fumeurs de chanvre (la ganja, « l’herbe de la sagesse » qui aurait poussé sur la tombe de Salomon) deviennent des parias maltraités. En 1954, le Pinacle est rasé, et ils s'installent à Kingston, à Back-o-Wall. Le nom de ce ghetto provient de sa situation géographique : il est attenant au mur d'un cimetière, et nombre de Jamaïcains craignent de s'y installer par peur des « duppy » (fantômes).

Hailé Sélassié

Suite à la prophétie annonçant le couronnement d'un roi en Afrique, l'avènement au pouvoir du monarque Hailé Sélassié, sous le titre biblique de « Roi des rois, Seigneur des seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde » est apparu pour les Rastas comme la révélation d'un envoyé de Jah, qui les mènerait à la libération de leurs souffrances. Ainsi, il est communément affirmé qu'Hailé Sélassié, à l'image de Jésus, est Jah incarné, Homme et Dieu.

Cette croyance est très importante dans la philosophie rasta, bien que souvent difficilement acceptée, y compris parmi les gens proches du mouvement. Ainsi l'artiste-producteur Yabby You, bien que très mystique, a-t-il toujours refusé cette divinité. La légende raconte qu'il tire son surnom de Jesus Dreaddu fait qu'il demandait aux chanteurs travaillant pour lui de mentionner Jésus au lieu de Selassié dans leur paroles…

Hailé Sélassié lui-même n'a jamais reconnu le culte rasta envers sa personne, bien qu'il ait montré sa reconnaissance envers les Rasta en effectuant des donations de terre en Éthiopie, puis en effectuant un voyage mémorable en Jamaïque en 1966. Cette terre se nomme Shashamane : Hailé Sélassié offre cette terre dans les années 50 à tous les membres de la diaspora noire qui désireront rentrer en Afrique par le biais de l'Ethiopian World Federation (EWF) dont il est le fondateur. Ce fut un acte pour remercier les Noirs américains et caribéens présents lors de son couronnement à Addis-Abeba et qui essayèrent de sensibiliser l'opinion au sort de l’Éthiopie après l'invasion des troupes italiennes dans le pays. Ce terrain serait ainsi devenu pour certains Rastas le symbole du rapatriement en Afrique.

Ainsi, aux dignitaires rastas rencontrés lors de sa visite en Jamaïque, répondant au désir de ceux-ci de retourner en Afrique, a-t-il fait la proposition suivante : « Ne rentrez en Afrique que lorsque vous aurez libéré tous les Jamaïcains oppressés dans leur pays. »

Enfin, la vie et la mort d'Hailé Sélassié possèdent une dimension symbolique forte, en particulier dans sa mort et les péripéties qui ont suivi. Pour les rastas, Hailé Sélassié n'a pas disparu (Jah Live de Bob Marley). Voir sa page pour plus de détails sur la mort de Sélassié et ses différentes sépultures.

Hailé Sélassié Ier, le1er octobre 1963 àWashington.

Visite d'Hailé Sélassié

Hailé Sélassié fait une visite officielle en Jamaïque en avril 1966.

À son arrivée, des milliers de Rastas lui réservent, à sa surprise, un impressionnant accueil. Le mouvement prendra par la suite encore plus d'ampleur, bien que Sélassié, bienveillant avec les Rastas, ne prétende lui-même jamais être le dieu vivant.

Cette visite a eu une forte répercussion sur l'importance et la popularité du mouvement Rasta. En effet, les autorités n'ont pas été en mesure de sécuriser la foule lors de l'arrivée de l'avion officiel sur le sol jamaïcain. Celle-ci était tellement importante et excitée à l'idée de voir enfin le Roi des Rois, qu'il a fallu chercher un médiateur pour la canaliser. Celui-ci sera incarné par Mortimer Planno, très connu à l'époque pour ses enseignements Rasta, qui toucheront beaucoup Bob Marley entre autres. Ainsi, Mortimer Planno sera dorénavant présent à chaque sortie publique d'Hailé Sélassié durant ce voyage.

Il va sans dire qu'une telle chose n'était absolument pas prévue par le protocole, et a consisté en une manifestation importante de la présence des Rastas.

D'autre part, cette visite a été pour beaucoup de Jamaïcains l'occasion de se confronter aux différentes croyances véhiculées par le mouvement, et de s'en faire sa propre idée. Ainsi, lors de cette visite, Rita Marley, en observant la main d'Hailé Sélassié, est persuadée d'y avoir vu les stigmates du Christ. Bob Marley devint rasta cette même année 1966. De retour en Éthiopie Hailé Sélassié Ier s'adresse à ses confidents en ces termes : « Il y a un gros problème en Jamaïque… » En effet le roi d'Éthiopie n'a jamais reconnu le culte rasta envers sa personne. Ce qui est interprété par de nombreux Rastas (et avec cet humour qui leur est propre) comme la manifestation d'une dignité toute divine. À l'occasion de ce voyage Sélassié s'assit autour d'une table avec trente-deux Rastas représentant chacun une communauté. La discussion est centrée sur le thème du retour en Afrique. Sélassié leur offrira à cette occasion une terre éthiopienne, shashamany, jusqu'alors réservé aux Falashas (juifs éthiopiens). Mais seuls quelques Rastas (principalement de la communauté des Twelwes Tribes Of Israel) reviendront aux pays de leurs ancêtres.

Propagation du mouvement après la fin des années 1960

Back-o-Wall est rasé le 12 juillet 1966 avec violence. De plus en plus de musiciens de rocksteady puis de reggae, jusque-là généralement proches de la soul américaine et des églises, transmettent le message de rébellion rasta avec leurs chansons.

Le style des trois tambours nyahbinghi joué lors des cérémonies rastas (grounations) se répand (Bob Marley en tirera une chanson, Selassie Is The Chapel). À partir de 1970, un courant rasta majoritaire traverse le reggae. Bob Marley fait découvrir au monde cette culture qui met en valeur l'histoire d'Afrique, méconnue malgré son extraordinaire richesse. Les Rastas commencent alors à obtenir le respect dans leur pays malgré une répression utilisant la prohibition de la détention de chanvre, punie de bagne malgré une pratique répandue dans toute la population de l'île.

D'autre part, l'industrie musicale s'ouvre enfin au message rasta dans la production de chansons Conscious aux paroles ouvertes au message des Rastas. Ainsi, jusqu'alors méprisé par les producteurs et distributeurs de l'île, le message rasta commence, après qu'un certain nombre de Rastas, dont certains expulsés de Back-o-Wall se sont installés dans les ghettos de Kingston, comme Trenchtown, et après la visite de Hailé Sélassié, à se faire sentir auprès de la population déshéritée de l'île.

Alors qu'auparavant, les producteurs, à l'instar de Duke Reid, les refusaient catégoriquement, certains, comme Clement Seymour Dodd, dit Coxsone, ouvrent leur production aux compositions comportant un message spirituel et engagé, contrairement aux chansons d'amour qui prévalaient durant l'époque du rocksteady. Son studio, Studio One se met alors à produire des groupes et artistes aux paroles inspirées du message rasta, comme The GladiatorsThe Abyssinians, ou encore Dennis Brown et bien d'autres encore. Le fait que Coxsone ait été un des seuls à tolérer la consommation de chanvre dans son studio n'est certainement pas étranger à la présence à Studio One de ces groupes initiateurs du reggae roots.

Évolutions récente

Si les Rastas perdent de l'influence chez les jeunes Jamaïcains après la disparition de Marley en 1981, ils restent très présents et font un retour massif, unanime, dans le reggae à partir de 1994 avec Garnett SilkBuju BantonTony RebelMutabarukaSizzla, etc. De nombreuses et différentes tendances rasta cohabitent en Jamaïque et sont parfois contradictoires. Les Bobo Ashanti, les Emmanuelites, les Ites, notamment, ainsi que des courants chrétiens plus traditionnels.

Les positions des individus se réclamant rastas vont du racisme le plus primaire issu de la lutte contre l'esclavage et le colonialisme, ou d'un ethnocentrisme noiriste militant, garveyiste à outrance, parfois teinté de racisme, jusqu'à une philosophie universaliste profonde, où la recherche de sa propre identité, de son acceptation, de la tolérance et de la nature humaine rejoint les philosophies et ascèses orientales.

L'organisation des Douze Tribus d'Israël tente de fédérer les Rastafari, mais sans réel succès. En 1997, un parti d'obédience rasta cherche même à se présenter aux élections.

Pacifiques mais fiers, affichant généralement une certaine arrogance, les Rastas dénoncent la société païenne (les personnes sans conscience de l'aspect spirituel de la vie et de la nature en général), Babylone, et répandent leur culture dans le monde entier.

La foi rasta permet avant tout à beaucoup de Jamaïcains pauvres de retrouver une dignité et un sens à leur vie difficile, en restant détachés de l'identité coloniale et ancrés dans leurs racines africaines. L'idée universelle de base étant d’« être soi-même » et de « se connaître ».

La culture et les préceptes rasta tendent à se cristalliser en une nouvelle religion organisée, qui serait ainsi la plus importante née au vingtième siècle. Pour de nombreux Rastas, cette tendance est une dérive.

Croyances et culture rasta

La culture rasta est un tout formé par l'agrégation d'un certain nombre de croyances, de coutumes et de traditions. Il est ainsi vain de proposer une caractérisation exhaustive et universelle de la culture rasta. Celle-ci est au contraire basée sur la différence et se revendique comme une unité dans la diversité.

Un Rasta avec des dreadlocks

Cependant, il existe des points de repères caractérisant les croyances rasta, principalement le port des dreadlocks, la consommation de ganja, et les habitudes alimentaires, bien que ces caractéristiques ne soient pas adoptées par tous. Contrairement aux idées reçues, le Reggae n'est pas en soi une marque caractéristique des croyances rasta, mais bien un vecteur servant le message, selon le concept ancestral très courant dans ces cultures : la transmission orale. Le genre musical le plus proche des Rastas est plutôt le Nyabinghi. Enfin, une grande partie de la culture rasta est directement inspirée de la Bible, comme le concept de Babylone.

L'influence biblique

Les Rastas respectent la version de la Bible acceptée par les anglicans (King James Bible), mais remettent en question certains passages, considérant que celle-ci a été réécrite à l'avantage des blancs. Ils utilisent donc la Holy Piby, version de la Bible réécrite au début du XXe siècle par Robert Aathlyi Rogers, dont le but est de prouver que le Christ ainsi que l'ensemble des enfants d’Israël sont noirs.

Les fondements de la culture rasta se trouvent dans la Bible. En effet, rasta est une spiritualité revendiquant son attache aux fondements de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Les Rastas se reconnaissent dans la Bible et s'en inspirent constamment. Ainsi, la coutume veut que la première occupation d'un Rasta au lever soit la lecture d'un chapitre de la Bible, selon l'adage : « A chapter a day keeps the devil away », soit : un chapitre par jour tient le diable éloigné.

Certains passages de la Bible sont très importants dans les croyances rasta. Ainsi, le deuxième exode à Babylone, et la première destruction du temple de Jérusalem est pour les Rastas l'incarnation de leur exil d'Afrique, esclaves des Babyloniens modernes que furent les colons britanniques. Ainsi s'explique le concept de Babylone, qui est la métaphore de l'exploitation des Juifs par les Babyloniens. Puis, par extension, le concept va s'étendre à tous les aspects qu'ils rejettent dans la société importée par les colons, comme le matérialisme, l'argent, le capitalisme, la police… Ici aussi, les limites du concept sont assez floues et peuvent varier d'un Rasta à un autre.

Toujours en s'inspirant de la Bible (Jérémie 51), les Rastas pensent souvent que la civilisation occidentale a perdu les valeurs fondamentales (la nature, le respect, l'amour de l'autre…) au profit d'une société basée sur l'argent, la réussite personnelle et de plus en plus éloignée de la nature. Ainsi, de la même façon que Dieu avait détruit la cité de Babylone qui avait péché par excès d'orgueil, les Rastas prophétisent la chute du système (« shitstem ») de Babylone.

Les textes de la Bible sont le fondement des croyances rasta, comme celui de Rivers of Babylonpsaume 137.

Cependant ils pensent que la Bible ne représente que la moitié de leur histoire : « Half the story has never been told3 ». L'autre moitié résiderait dans le cœur de chacun.

Le vœu de Nazarite, et le port des dreadlocks

Un très bon exemple de l'influence Biblique est le vœu de Nazarite. Les Rasta, pour expliquer leur mode de vie, se réfèrent souvent au vœu de Nazarite, comme présenté dans la Bible (Nombres 6:1-21). Ce vœu, à caractère temporaire, sanctifie la personne le suivant pour une certaine période durant laquelle cette personne devra suivre certaines règles de vie. Ces règles sont pour la plupart celles auxquelles se réfèrent les Rasta dans leur mode de vie4. Elles sont, pour les plus caractéristiques :

  • ne pas se couper, ni se coiffer les cheveux, ce qui entraîne l'apparition de dreadlocks ;
  • ne pas consommer de viande (végétarisme) ;
  • ne pas consommer de produit de la vigne.

Enfin, ce vœu est censé revêtir un caractère temporaire, et le texte des Nombres précise ensuite quand et comment le vœu doit s'achever. En particulier, un Nazarite ne devra pas croiser un homme mort, sous peine de devoir rompre son vœu. On retrouve cette idée dans un certain nombre de chansons, illustrée par cette phrase : « rasta don't go to no funeral », soit « le Rasta n’assiste à aucune funéraille ». D'une manière générale, la mort constitue un tabou pour les Rastas, et ils n'abordent ce thème que d'une façon très spirituelle et assez difficile à appréhender pour le non-initié.

L'application stricte de ce vœu au mode de vie rasta n'est pas sans porter à discussion. Avant tout, ce texte et les modalités d'applications du vœu de Nazarite, comme pour beaucoup de textes de l'Ancien Testament, pose la question du décalage temporel et culturel. En effet il n'y a qu'à consulter les démarches à effectuer pour rompre le vœu pour comprendre qu'il ne saurait s'appliquer identiquement de nos jours. Ensuite, ce vœu est bien censé être temporaire (sept ans), alors que le mode de vie rasta lui devrait pouvoir se pratiquer toute sa vie durant.

Ainsi, un autre point caractéristique des Nazarites est le port des dreads, port qui est source de beaucoup de polémiques.Le débat de savoir si les dreads sont nécessaires à un Rasta est encore important de nos jours. Ainsi, certains Rastas pensent qu'un Rasta sans dreads n'en est pas un, d'autres, comme les membres des Twelve Tribes of Israël ou les Morgan Heritage (notamment avec le titreDon't haffi dread to be rasta) pensent le contraire. Enfin, il faut rappeler que le port des dreads est une mode qui s'est instaurée dans les ghettos de Kingston, par une génération de Rastas apparue après la destruction du Pinacle. Le port des dreads n'était pas initialement la marque des adeptes de rasta, qui étaient alors les barbus car ils se laissaient pousser la barbe. Ainsi la réponse à la nécessité du port desdreads doit être trouvée par chacun ; mais de nombreux Rastas pensent que cette coiffure ne codifie plus l'appartenance à leur mouvement.

Le régime Ital

Les Rastafaris suivent en général un régime appelé Ital, et dont la norme est végétarienne , ou végétalienne/végane , afin de ne pas faire du corps un « cimetière » ; ils évitent aussi d'absorber de la nourriture qui a été artificiellement préservée, aromatisée ou altérée chimiquement. Le refus de viande (voire de laitage) dans le rastafarisme se réfère aux écrits bibliques :

«  וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, הִנֵּה נָתַתִּי לָכֶם אֶת-כָּל-עֵשֶׂב זֹרֵעַ זֶרַע אֲשֶׁר עַל-פְּנֵי כָל-הָאָרֶץ, וְאֶת-כָּל-הָעֵץ אֲשֶׁר-בּוֹ פְרִי-עֵץ, זֹרֵעַ זָרַע: לָכֶם יִהְיֶה, לְאָכְלָה »

« Dieu ajouta : « Or, je vous accorde tout herbage portant graine, sur toute la face de la terre, et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbres par le développement du germe. Ils serviront à votre nourriture. » »

— La Genèse 1:29 .

« וּלְכָל-חַיַּת הָאָרֶץ וּלְכָל-עוֹף הַשָּׁמַיִם וּלְכֹל רוֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר-בּוֹ נֶפֶשׁ חַיָּה, אֶת-כָּל-יֶרֶק עֵשֶׂב, לְאָכְלָה; וַיְהִי-כֵן »

« « Et aux animaux sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre et possède un principe de vie, j'assigne toute verdure végétale pour nourriture. » Et il en fut ainsi. »

— La Genèse 1:30 .

Concepts et pensées

Il n'existe aucune doctrine rasta écrite, ni même de synthèse générale. Les concepts de la spiritualité rasta sont plutôt variés et de tradition orale. Le Kebra Negast qui retrace l'histoire de la dynastie salomonide éthiopienne, jusqu'au Négus (Hailé Selassié), est un ouvrage très considéré par les éthiopiens amhara, et de référence pour les Rasta, qui se considèrent éthiopiens. Un grand nombre des concepts de la philosophie rasta (paix et amour) ont directement inspiré les artistes reggae dans les textes de leurs chansons. On peut proposer quelques exemples très importants.

Le vocabulaire rasta

Le mouvement rasta est un mouvement de rébellion et de libération des consciences. Ainsi, le vocabulaire et le parler font intimement partie des champs de bataille du mouvement. C'est ainsi que les Rasta ont développé un nombre important de jeux de mots plus ou moins évidents qui sont autant de façons de marquer et de frapper les esprits sur les concepts qu'ils soutiennent. Ceci tend à créer un patois propre à la culture rasta, permettant aux différents initiés de se reconnaître et de communiquer entre eux. On peut en proposer une liste non exhaustive:

I and I, ou l'unité dans la diversit

L'usage du pronom I et surtout du pronom I and I pour désigner le locuteur est une habitude extrêmement répandue parmi les Rastas. En effet, ceux-ci considèrent chaque personne comme étant l'élément d'un tout. Ainsi, dans la tradition, la moitié de la Bible n'a pas été écrite, et réside dans le cœur de l'Homme. De cette manière, si un Rasta écoute son cœur, quoi qu'il connaisse de la Bible écrite, il saura reconnaître et écouter le message divin.

Les deux I représentent ainsi le soi commun pour le premier, et, pour le second, le soi divin, en connexion avec Jah. Beaucoup d'autres expressions rasta font ainsi référence à ce concept, comme « each and everyone », et le fameux « stick a bush », qui a inspiré un titre homonyme des Gladiators, littéralement : every hoe has its stick in the bush, soit chaque feuille a sa place sur le buisson, chaque feuille a sa diversité, mais est membre du même arbre, dans lequel coule la même sève.

Ce concept est fondamental pour expliquer l'unité rasta malgré les différentes croyances et idées.

Isms, Skisms

Bien que corollaire du concept précédent, il paraît important d'éclaircir cette notion tant elle est importante et parce qu'elle justifie la négation de l'emploi du terme rastafarisme, pourtant correct en langue française.

De la même manière que les Rastas considèrent l'unité à travers la diversité, ils rejettent tout le vocabulaire en -isme, comme capitalisme, communisme, christianisme, etc. En effet, ces mots sont vus comme la manière qu'a Babylone de regrouper les gens et d'établir des barrières entre eux, rendant toute communication vaine, et entraînant la méconnaissance et l'intolérance. « We don't want your Ism-Skisms » signifiant que l'on refuse les catégorisations, qui sont sources de schismes entre individus.

Autres mots du vocabulaire rasta

Les Rastas vont ainsi inventer un grand nombre de mots qui reflètent leur façon de voir le monde :

  • Inity au lieu de Unity, le pronom « you » marquant l'exclusion. Mais aussi « I » comme « high », élevé, subtil : « Car le I est droit, et le U est tordu » (Barry Chevannes).
  • Overstand au lieu d’Understand, « understand » signifiant littéralement « se tenir en dessous » et donc « se soumettre ».
  • Shitstem au lieu de System
  • Politricks pour Politic
  • Iration pour création

Voir aussi patois rasta.

Retour en Afrique - « Repatriation »

Pour les Rastas, leurs racines sont en Afrique, dont ils ont été arrachés pour être mis en esclavage dans la Babylone moderne. Ainsi, l'accomplissement des Écritures implique le retour à la terre promise, qui est pour eux l’Éthiopie.

Cette référence à l’Éthiopie comme terre promise et non d'Israël s'explique par plusieurs références, bibliques comme traditionnelles. Tout d'abord, les Rastas se souviennent de la Reine de Saba, Makheda, reine éthiopienne ayant visité le roi Salomon, dont elle aurait eu un fils, Menelik, selon la tradition. De même, l'Arche de l'Alliance, contenant les tables de la Loi et le bâton d'Aaron, dont la Bible perd la trace après Salomon, se trouverait aujourd'hui dans une chapelle de l'église orthodoxe Éthiopienne, apportée directement par Ménélik Ier. Salomon a confié l'arche d'alliance à son fils aîné, selon la tradition hébraïque, pour qu'il la préserve des convoitises. Menelik est reparti de Jerusalem, accompagnés de plusieurs prêtres de haut rang, dont les Falashas, Juifs noirs d’Éthiopie sont les descendants.

Enfin, la prophétie annonçant le couronnement d'un roi en Afrique, accomplie par l'avènement au pouvoir de Hailé Sélassié, acheva de confirmer l’Éthiopie comme la terre promise, Zion, le Sion (prononcé Zayan en anglais) chanté par les psaumes.

Il faut également noter que la version anglaise de la Bible utilise le terme « Æthiopia » pour désigner ce qui est aujourd'hui le continent africain et non le mot Afrique qui désignait la province romaine d'Afrique en latin. L'origine du mot « Ethiopia » n'est pas connue avec certitude. Selon les sources, elle pourrait venir du grec ancien Aithiops (Αἰθίοψ), signifiant « au visage brûlé », ou bien être dérivé de Ityopp'is un fils de Koush inconnu de la Bible, qui selon la légende fonda la ville d'Axoum. Voir l'article Éthiopie pour plus de détails.

Rastas et hippies

Le mouvement rasta est souvent vu comme une variante locale de la grande vague hippie qui eut lieu dans le monde occidental au cours desannées 1970. Le message rasta se retrouve alors vu comme une manifestation d'amour et de paix universelle, comme prôné par les hippies.

Bien que fondamentalement un message de paix et d'amour, le message rasta ne peut absolument pas se résumer à eux seuls. En effet, le mouvement rasta est avant tout un mouvement d'émancipation des consciences, et, surtout de dénonciation des dérives d'un système. De même que le reggae est une musique de rebelle, comme chanté par Bob Marley, le message rasta est avant tout un message de rupture et de rébellion spirituelle.

Si cette rébellion spirituelle est souvent assimilée à une forme d'action pacifique à l'image des mouvements de Gandhi ou de Martin Luther King, ce n'est pas vrai en général. Peter Tosh, souvent qualifié du Malcom X rasta, ne constatait-il pas que tout le monde veut la paix alors que personne ne désire que justice soit faite ? (« Everyone is crying out for peace, none is crying out for justice » - Equal Rights, 1977).

Enfin, les Rastas ont un fort attachement aux textes sacrés, à la méditation religieuse et recherchent en permanence à se rapprocher du lien ancestral qui les unit à l'Afrique et à leurs origines. En particulier, la considération des femmes et des homosexuels est abordée sous un angle respectivement phallocrate et homophobe.

Il ne s'agit pas non plus de voir dans les Rastas de dangereux rebelles prêts à prendre les armes pour détruire la société moderne en vertu de valeurs obscurantistes, car ce n'est absolument pas le cas. Les Rastas sont en majorité de paisibles personnes. Simplement, et la musique le montre bien, le message rasta est plus proche d'un message de paix universel que d'un message de résistance, comme le reggae est plus proche du punk que du rock progressif

Ouverture de la culture rasta au reste du monde

Initialement confiné au sein des communautés rasta, le message s'est petit à petit répandu dans le monde. La première étape déterminante a été l'ouverture aux jeunes des ghettos de Jamaïcains, formés par l'exode rural, et remplis de jeunes essayant d'échapper à la délinquance, ne pas devenir des rude boys. La musique étant, à cette époque, très importante dans la culture populaire, le message s'est ensuite naturellement adapté aux compositions de l'époque. On est ainsi progressivement passé du rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggae. On constate très bien ce changement avec des artistes comme Ken BootheBob Marley ou encore Max Romeo.

Enfin, l'avènement du reggae comme musique populaire internationalement a permis l'expansion du message dans le monde entier séduisant des gens de tous les continents. Ceci n'est pas sans poser des questions, en particulier sur la pertinence du message reçu, et sur son adaptation aux autres populations. En effet, les racines africaines d'un Rasta noir sont peut-être plus évidentes que celles d'un européen blanc… De plus, une critique souvent formulée à l'encontre des jeunes gens européens blancs portant les dreadlocks est la dilution du message, celui-ci se teintant d'une couleur hippie plutôt éloigné du message d'origine. Ainsi, la question de la possibilité de s'affirmer rasta lorsque l'on est blanc et européen est toujours ouverte, tout individu ayant la possibilité de ressentir un besoin inconscient de revenir à un mode de vie et de pensée plus authentiques. Rasta ne se borne pas à des limites ethniques, le mouvement se base sur une « livity », manière de vivre et de se comporter qui remonte à la création de toute chose dont celle de l'Homme. La pensée, la spiritualité rasta se veut universelle.

Ainsi, il serait erroné de considérer que la philosophie rasta n'est pas reconnue en dehors de la Jamaique, et il est tout à fait possible de s'en inspirer de manière plus ou moins importante. Par exemple Max Cavalera, ancien chanteur du groupe de metal Sepultura et actuel chanteur de Soulfly s'inspire largement de la philosophie rasta dans ses paroles (I and I, Tribe, etc.) alors qu'il est blanc et qu'il pratique une musique, en dépit de quelques emprunts, très éloignée du reggae.

Rastafari soufi

Il ne faut pas oublier aussi qu'il y a un autre mouvement Niassène (originaire du Sénégal) est une branche de la confrérie de la Tidjaniya et il faut reconnaître aussi que Baye Niass (Taïba Niassène, 1900 - Londres, 1975), de son vrai nom Ibrahima Niass (forme longue : Cheikh Al Islam Mawlana Ibrahima Niasse), est un soufi, gnostique et mystique est l'un des plus grands soufi au monde et les Niasséne sont plus proches des rasta. Par exemple les rastas disent être les réincarnations des anciennes tribus d'Israël et Baye Niasse aussi a démontré que la vie antérieure existe aussi : les rasta font des méditations tout comme les Niassène et la culture et la confrérie des Niassène est basée sur l'amour, la paix et le pardon, tout comme les Jamaïcains Peace And Love. Il faut donc reconnaître que les Rasta et les Niassène ont la même philosophie.

Le mouvement Baye Fall (Originaire du Sénégal) est une branche de la confrérie des mourides (l'un des nombreux courants du soufisme) fondée par le cheikh Ibrahima Fall, lui même adepte du cheikh Ahmadou Bamba. Culte qui voue un pouvoir total et une croyance absolue en Dieu et au marabout (guide spirituel/représentant de Dieu sur terre « khalifatoul lahi fil ard »).

Ce mouvement développe une croyance au soufisme qui se rapproche de la manière rastafari, le représentant de Dieu sur Terre n'est pasHailé Sélassié mais le marabout du mouvement. On n'y retrouve pas les notions d'exil comme les Jamaïcains et peu de conceptions sont similaires au mouvement rasta, cependant, le soufisme s'inspirant de l'islam et par conséquent de la religion des rois David et Salomon, on peut y voir, à cause des coutumes qui se ressemblent, une sorte de rastafarisme se disant « musulman ».

Forme de religion détachée de toute possessions matérielles, où l'on fait les choses pour Dieu et non pas pour ou en fonction des autres. Tout se partage, le don de soi est naturel, et la foi en l'humain est essentielle.

Mode de vie confondu totalement avec le mode de vie religieux, qui se rapproche du mode de vie rasta, mais avec une plus grande importance vouée au culte religieux. À la différence des musulmans, les Baye Fall n'ont pas d'obligations de prières, le travail au service du cheikh est élevé au titre de culte religieux et le cheikh qui est leur maître est désigné pour les conduire vers le Tout Puissant.

Le dreadlocks demeurent l'une des plus grandes particularités de ces religieux, plusieurs versions expliquent son origine : c'est une initiation du cheikh Ahmadou Bamba. Il avait pris l'habitude de conserver ses cheveux. Ses disciples ont décidé de perpétuer cette habitude.

Ces chevelures tirent leur origine des prétendus « saints » venus après les fondateurs du soufisme.

Les saints n'avaient pas de moyens pour se coiffer, leurs cheveux poussaient alors jusqu'à prendre la forme de dreadlocks.

À l'instar des « vrais » dreadlocks , la coiffure Baye Fall est naturelle et entretenue de façon naturelle. Ce mouvement fait de plus en plus d'adeptes en Afrique de l'ouest (MaliCôte d'IvoireSénégal, ...).

 

 

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26 mai 2011

la fin de leur monde......

 

Regarde ma terre en pleure 
Mais les choses ici prennent une telle ampleur 
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur 
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur 
Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs 
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
Las de leurs complaintes,tellement que des fois elle en tremble 
Par le sang de la haine, constamment ensemencée,au pas cadencé, Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit 
Comme ces orages dont l'eau se mêle à nos larmes,
Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme 
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable 
Même si paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable 

Je veux pas qu’après le jour d’une bombe nucléaire 
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte, 
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
Que quelqu’un me dise,si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent, 
Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel 
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel 
"Héra" se barre à tire d'ailes; las de la sève qu’on tire d’elle 
On clame tous ce qu’on l'aime, mais aucun de nous n’est fidèle 
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles 
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches 
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles 
Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère 
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre, 
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere 
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire 
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution 
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné, 
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique 
Et y a pas assez de fric pour eux 
Alors la dalle faudra la tempérer 
Les hommes tombent sous les rafales racistes, 
Mais on peut rien pour eux, 
Alors les balles faudra les éviter 
Le cul devant la télé, occupé à rêver, 
le doigt poser sur la commande, on se sent exister 
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer 
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter 
Garni d’incompréhension et de stèles géantes, 
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches 
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence, 
Juste un bout de carton pour s’étendre, 
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ? 
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora 
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora, 
Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas 
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles, 
Mais les merveilles se sont envolées, 
Il reste que des monts, mais c'est raide à grimper 
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés 
Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé 
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés 
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir 
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur 
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme 
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible 
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles 
Ils ont le bonjour d’Henry, d'Arron, Mormeck ou Zinédine 
A l’heure où les gens dînent, 
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking 
Tout le monde s’en indigne, 
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé, 
Et on sait bien ce que mémé va voter 
Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise 
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise 
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide 
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles 
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes, 
T’es pas d’accord, on te frappe, 
Multirécidivistes : c'est jamais ceux là qu'on traque 
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes 
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible 
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile 
Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas 
Alors on se barde de préjugés débiles 
De partout les extrêmes dominent, en prime time, 
A chaque fois qu’ils déciment une famille 
Et bien avant ces régions où sévie la famine 
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite 
Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux, 
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux 
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe 
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape 
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups, 
Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout 
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout 
Et un de ces quatre il finira par tomber, 
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever 
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever 
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter 

Akhenaton:

Tu sais, on vit dans la télé, 
Le globe s'est fêlé, 
Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé 
On s'prend à espérer des choses simples 
Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle 
Tout ça pour les dérégler 
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice 
Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid 
Alors c'est comme ça une échelle dans la peine 
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel 
Surtout s'ils nous ressemble, on les film à la morgue, 
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort, 
Il reste dans les cœurs l'anomalie appelée peur 
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force, 
C'est une révolution, cette fois elle est de droite 
Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes 
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix 
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit, 
Ils disent c’est humanitaire 
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c'est la guerre 
Si le quotidien est précaire, 
C'est qu'ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères 
Si l'Afrique est en colère, c'est parce que les trusts la pillent 
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker 
Est-ce que la rancœur et le désir d'revanche est tout ce qu'on leur a offert? 
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent, 
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables 
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge 
Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page 
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages 
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales? 
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ? 
Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable 
On force sur la boisson, parie sur les canassons 
Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison 
Et dans l'hôtel du bonheur beaucoup font la valise, 
L' espoir tué par des fanatiques libéralistes 
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves 
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament 
Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables 
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table 
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté 
Mais c'est la monarchie du pognon 
La France et les States par factions interposées 
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé? 
Freedom par-ci démocratie par-là 
Mais j'ai mater sous la table et j'ai vu que c'était que des palabres 
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled 
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade 
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde 
Où le xanax fait un tabac avec l'alcool fort 
Les rues deviennent des grosses forges 
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses 
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres 
Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe 
J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent 
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d'homme
Tous terroristes j'entend leurs théories 
Venter le sacrifice pour des principes c'est horrible 
Les mômes survivent nourris à l'eau et au riz 
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz 
La flore crame la faune canne 
Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange sur le nord Vietnam ? 
Non c'était les boys mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause 
En partant de là chacun écrit ses droits 
Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima 
On peint l'histoire comme on colorie vite une image 
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal 
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent 
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France 
Une casserole de plus au ministère de la défense 
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles 
Sur la conscience des députés y en a plus d'un million 
"Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles" 
Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise 
Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16 
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu'ils possèdent 
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed 
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque 
Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques 
Au collège de le vie ils jouent les profs d'histoire 
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires 
On a battis une forteresse on l'a nommé alamut 
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous 
Compte tenu de la pression patriotique j'admire les gens de gauche en Israël , en Amérique 
est ce qu'on vaut mieux en France 
désolé si j'insiste mais regardons nous franchement, 
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public, 
putain le drame avec les valeurs de la république. 
La république, elle passe ces week-end en régate 
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate, 
elle exécute dans une grotte des opposants canaques 
et mange à table avec des gars style Giancanna 
puis explose le rainbow warriors 
et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot, 
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, 
les entraînent aux combats et manipuler les bombes 
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles 
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres. 
ils discutent notre futur autour d'un pichet 
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher. 
C’est la france de derrière les stores 
et j'en ai marre de me faire gruger 
par des tronche de dispenser de sport. 
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde 
avec mes petits bras 
Souvent à cette époque ou la terreur gronde 
ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde 
pour être un meilleur homme. 
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris. 
36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment 
depuis des années dans les archives 
alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking 
t'appelle pas ça du racisme 
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines. 
ils ont caricaturés nos discours radicaux 
et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo ! 
Nous complexé, si peu sûr de soi, 
on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi. 
Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte 
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains. 
Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions 
de ce qui sera élu président en 2007 
j'adore ce moment où il dévoile le minois 
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois. 
à défaut d'argent putain, donnons du temps, 
dans nos bouches le mot liberté devient insultant 
car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent 
comme si le monde était rempli de cruel sultan. 
Mécontent des schémas qu'on nous propose, je cultive maintenant 
les roses dans mon microcosme. 
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause. 
Ca ne peut qu'aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…

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25 mai 2011

manipulation.......

Les dix stratégies de manipulation de masses

 

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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19 mai 2011

a voir.........

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a voir pour les amoureux du style:

http://www.thedandyproject.com/

 

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4 avril 2011

physiocratie

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La physiocratie (étymologiquement : gouvernement par la nature en ancien grec) est une école de pensée économique et politique née enFrance vers 1750, qui a connu son apogée au cours de la seconde moitié du xviiie siècle, et qui est à l'origine de la conception moderne de l'économie.

Historique

On s'accorde à penser que le fondateur de cette école est François Quesnay, qui en deviendra le chef de file incontesté après la publication du Tableau économique en 1758, où il représente la circulation des richesses dans l'économie.

Les Physiocrates s'appelaient entre eux « Les Économistes ». Le terme de physiocrate, signifiant littéralement « gouvernement » (du grec « kratein ») par la nature (du grec « phusé ») a été forgé par l'un d'entre eux, Pierre Samuel du Pont de Nemours.

Le "Tableau économique" de Quesnay s'inspire de la théorie des cycles de François Véron Duverger de Forbonnais et du "zig-zag" élaboré sous la direction de Vincent de Gournay etRichard Cantillon. Ces travaux révolutionnaires pour l'époque anticipent ceux d'Adam Smith en s'intéressant à la création de la richesse, mais aussi et surtout à sa répartition via des diagrammes de flux et de stocks représentant de manière très élaborée le fonctionnement de l'économie. Le but de ce groupe de marchands et de grands commis de lEtat est de mettre en place les outils qui permettront au Roi de France de mieux mesurer la création de richesse et ainsi pouvoir faire de meilleures lois permettant d'éviter les disettes via une production et une répartition optimisées des richesses. Cependant, en prenant pour hypothèse que le travail est la source de toute création de richesse, cette analyse va heurter de plein front les intérêts de l'aristocratie française, pour laquelle le simple fait de travailler était synonyme de dérogeance; si un Noble travaillait et que cela venait à se savoir, il en perdait sa noblesse, et seule une lettre de réhabilitation du Roi pouvait la lui rendre.François de Quesnay en habile politique va dans le "Tableau économique" faire reposer la source de la richesse non plus sur le travail, mais sur la capacité "miraculeuse" de la terre à produire de la nourriture à chaque printemps. Il arrivera ainsi à se concilier les bonnes grâces des rentiers terriens tout en proposant un nouveau système prenant en compte autant que se peut les idées nouvelles et permettant de dépasser le mercantilisme (et le colbertisme) sans révolutionner la société. Les physiocrates font émerger des principes foncièrement anti-chrétiens pour leur temps, notamment l'idée selon laquelle les progrès de l'agriculture permettraient à Adam de se laver du péché originel en n'ayant plus à travailler à la sueur de son front pour assumer sa subsistance. Ils expriment ainsi des idées, très souterraines au XVIII eme siècle -et pas uniquement françaises-, selon lesquelles l'homme individuel aurait accès à l'intégralité du bonheur suprême en tant que créature limitée, et qu'il n'aurait donc nul besoin de transcendance. C'est Turgot, célèbre physiocrate, qui est l'auteur du texte d'une gravure sur bois à l'effigie de Benjamin Franklin: "Eripuit coelo fulmen sceptrumque tyrannis" (il arrache le feu des cieux et le sceptre de la tyrannie), phrase dont certains on noté le caractère particulièrement "luciférien" pour l'époque.

TurgotCatherine II la Grande, le roi Stanislas II font aussi partie de cette école de pensée.

Les principes de l'école physiocratique

La richesse

Tableau économique de Quesnay

En opposition aux idées mercantilistes, les physiocrates considèrent que la richesse d'un pays consiste en la richesse de tous ses habitants et non seulement celle de l'État. Cette richesse est formée de tous les biens qui satisfont un besoin et non de métaux précieux qu'il faudrait thésauriser. La richesse doit être produite par le travail.

Pour les physiocrates, la seule activité réellement productive est l'agriculture. La terre multiplie les biens : une graine semée produit plusieurs graines. Au final, la terre laisse un produit net ousurplus. L'industrie et le commerce sont considérés comme des activités stériles car elles se contentent de transformer les matières premières produites par l'agriculture.

La Physiocratie distingue trois classes d'agents économiques :

  1. La classe des paysans, qui est la seule productive (producteurs terriens),
  2. la deuxième classe est appelée stérile et est composée des marchands et "industriels".
  3. la troisième classe est celle des propriétaires.

Cette vision de l'économie est naturelle à une époque où l'immense majorité de la population est formée d'agriculteurs qui produisent tout juste de quoi assurer leur propre survie. La thèse selon laquelle la terre est la seule source de richesse, qui distingue les Physiocrates de leurs successeurs classiques, est néanmoins secondaire par rapport aux autres apports par lesquels les Physiocrates se distinguent de leurs prédécesseurs, qui ont été repris par les classiques et qui fondent l'économie moderne.

Vincent de Gournay et Turgot, souvent assimilés à l'école physiocratique, pensent au contraire que les manufactures et le commerce sont générateurs de richesses. Ils ne doivent donc pas être comptés parmi les physiocrates même si ces derniers leur ont fait beaucoup d'emprunts.

Laissez faire les hommes, laissez passer les marchandises

Portrait de Vincent de Gournay

Dans la controverse sur le commerce des grains qui marque le milieu du XVIIIe siècle, les Physiocrates prennent parti contre les restrictions gouvernementales au commerce des blés (qui sont à l'époque la base de l'alimentation). Plus généralement, ils affirment que la meilleure façon de maximiser la richesse de tous est de laisser chacun agir à sa guise selon ses moyens et mettent ainsi au premier plan la liberté du commerce comme principe de politique économique.

Vincent de Gournay a popularisé la fameuse phrase « Laissez faire les hommes, laissez passer les marchandises », probablement due au Marquis d'Argenson, et qui passera à la postérité. Ce programme résumé en une phrase connaîtra un renouveau particulier avec la mise en avant des idées libérales dans le dernier quart du XXe siècle, les partisans du libre-échange reconnaissant les physiocrates comme des précurseurs du libéralisme économique.

Ordre naturel

Selon les physiocrates, il existe un ordre naturel gouverné par des lois qui lui sont propres, et qui repose sur le droit naturel. Par exemple, chaque homme a droit à ce qu'il acquiert librement par le travail et l'échange. Le rôle des économistes est de révéler ces lois de la nature. La liberté et la propriété sont des droits naturels que le souverain doit respecter et protéger en les consacrant dans le droit positif. Le rôle du pouvoir est de garantir l'application du droit naturel.

Les physiocrates ne remettent pas en question la monarchie, mais veulent que le souverain, loin de se comporter en monarque absolu ou endespote arbitraire, se soumette au droit naturel et le fasse respecter. En revanche, pour faire respecter ce droit naturel qui s'impose à tous, il doit user de toute son autorité. C'est le sens de l'expression « despotisme légal » utilisée par Lemercier de la Rivière, qui s'apparente plus au concept libéral d'État minimum qu'à l'acception courante du mot despotisme.

Citations

«  La doctrine des physiocrates est un mélange de libéralisme économique et de despotisme éclairé [...] la pensée des physiocrates s'ordonne autour de quatre grands thèmes : la nature, la liberté, la terre, le « despotisme légal » [...] L'État doit être gouverné par des propriétaires fonciers ; eux seuls ont une patrie ; patrie et patrimoine sont joints. [...] Les physiocrates sont donc hostiles à toute réglementation. Leur formule est « laissez faire, laissez passer » [...] Les physiocrates sont partisans de la monarchie absolue.  » Histoire des idées politiques, Tome2, Du XVIIIe siècle à nos jours, Jean Touchard, PUF, 1958.

 

 

19 mars 2011

DANDY

 

Un dandy est un homme se voulant élégant et raffiné, se réclamant dudandysme, courant de mode et de société venant de l'Angleterre de la fin duxviiie siècle, mais aussi d'une affectation de l'esprit et de l'impertinence.

Sommaire

Description

C'est de l'élégance, de la finesse et de l'originalité. Le style dandy s'attache principalement au langage et à la tenue vestimentaire.

La définition d'un dandy pourrait être « homme à l'allure précieuse, originale et recherchée, et au langage choisi ». Mais le dandysme n'est pas une esthétique fixée : il peut être protéiforme, et le dandysme d'un George Brummell, souvent considéré comme originel, est très différent du dandysme d'un Oscar Wilde.

Le dandysme constitue aussi une métaphysique, un rapport particulier à la question de l'être et du paraître, ainsi qu'à la modernité. De nombreux auteurs, la plupart du temps eux-mêmes des dandys, se sont interrogés sur son sens. Ainsi, dans un contexte de décadence, Baudelaire identifie le dandysme comme le « dernier acte d'héroïsme » possible, recherche de distinction et de noblesse, d'une aristeia de l'apparence :

« Le Dandy doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir »

— Baudelaire, Mon cœur mis à nu

Identifié, souvent à tort, comme une simple frivolité, le dandysme au contraire se pense par ses pratiquants, surtout au xixe siècle, comme une ascèse et une discipline extrêmement rigide et exigeante. Ainsi, toujours selon Baudelaire :

« Le mot dandy implique une quintessence de caractère et une intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde. »

— Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne

Le dandysme constitue un jeu permanent sur l'être et le paraître qui explique que l'on ne distingue pas véritablement les dandys de chair de ceux de papier.

Dans les romans de La Comédie humaineHonoré de Balzac a présenté toute la gamme des dandies dont les représentants les plus caractéristiques sont Henri de Marsay:

« le jeune comte entra vigoureusement dans le sentier périlleux et coûteux du dandysme. Il eut cinq chevaux, il fut modéré : de Marsay en avait quatorze1, »

ou Maxime de Trailles : « Monsieur de Trailles, la fleur du dandysme de ce temps là, jouissait d'une immense réputation. »

Dans la vie réelle, Balzac avait une grande admiration pour le dandy-lion Charles Lautour-Mézeray, journaliste et mondain3, qui lui a servi de modèle pour le personnage d'Émile Blondet4. Il a en outre donné de nombreuses interprétations sur la notion de dandysme dans des articles parus dans La Mode (revue française) et dans son Traité de la vie élégante1830.

Le dandy le plus connu était George Brummell dit le « beau Brummell ». C'était un courtisan qui fréquentait la cour d'Angleterre. Ses héritiers sont notamment Barbey d'AurevillyOscar WildeRobert de MontesquiouPaul Bourget ou Baudelaire en France. Le dandysme suppose un caractère personnel très altier, élégant, raffiné, voire arrogant, et il est une idée très répandue d'estimer que le dandysme perdure de nos jours par cette forme. Mais il s'agit là plus de l’« esprit dandy » que de dandysme véritable, le mouvement comprenant en sa définition même son caractère autodestructeur :

« Le dandysme est un soleil couchant; comme l’astre qui décline, il est superbe, sans chaleur et plein de mélancolie. Mais, hélas! la marée montante de la démocratie, qui envahit tout et qui nivelle tout, noie jour à jour ces derniers représentants de l’orgueil humain et verse des flots d’oubli sur les traces de ces prodigieux mirmidons.5 »
« Aucun crime n'est vulgaire, mais la vulgarité est un crime. La vulgarité, c'est ce que font les autres. »

— Oscar Wilde

« Mon parnasse est muse, ni remords ni espoir

Ton cœur, mon royaume, caché d'un voile

Mon vague imaginaire, mon art dérisoire

Je n'en suis que le prince, ô vent glacial!


Règne soumis à la régence des étoiles

De peine voulue mon cyrénaïsme

De plume polaire est notre amour idéal

L'hérésie abuse le symbolisme


Maudit par la destinée, béni par le ciel

Cosmos qui coule je suis ton féal


Le beau est mort entre mes doigts

Mais je ne vis que pour l'art

C'est lui qui demeure sans moi,

Dans mon dandysme exutoire »

— Jacques Farran


Souvent assimilé au snobisme, le dandysme en est pourtant différent puisque le snob et le dandy hiérarchisent de façon inverse la personne et le groupe.

Notes et références

  1.  Le Cabinet des AntiquesFurne, vol.7, p.172
  2.  Gobseck, édition du Furne, vol.2, p.394
  3.  André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p.90,191,533
  4.  Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de la Comédie humaine, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, 1981, t. XII, p.1186 (ISBN 2070108775)
  5.  BAUDELAIRE, Charles, "Le Dandy", Le Peintre de la vie moderne, 1863.
  6.  in Histoire du snobismeFrédéric Rouvillois, 2008

Kierkegaard, le journal du séducteur

 

 

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5 février 2011

TSANTSAS

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Les têtes réduites ou tsantzas sont des objets rituels jadis réalisés à partir de têtes humaines par des tribus d'Amérique du Sud tels que les Shuars.

Origine

Les "tsantzas" sont apparues il y a plusieurs milliers d'années. La réalisation d'unetsantza est une quête spirituelle réalisée dans la célébration d'un rituel immuable. C'est un acte guidé par une certaine notion de justice, mais surtout de vengeance. Ainsi, pour se venger d'un homme, on va se battre avec lui, puis, une fois l'adversaire tué, on va le décapiter et faire réduire sa tête tout en prenant soin de bien emprisonner son esprit vengeur (« Muisak ») à l'intérieur. Parfois, afin d'éviter de futurs problèmes, la famille de l'adversaire est également assassinée et leurs têtes sont réduites. Ces pratiques tribales violentes ont effrayé les conquistadors lors de leur découverte desJivaros1. De violents affrontements ont eu lieu entre les Shuars et les Espagnols. Les dizaines de milliers de têtes espagnoles qui furent réduites en un demi-siècle de combats contribuèrent à alimenter la légende des « sanguinaires» Shuars réducteurs de têtes.

Les Shuars croient à trois esprits fondamentaux :

§                     Arutam - littéralement « vision » ou « pouvoir », il protège les hommes d'une mort violente mais également d'assurer leur survie.

§                     Muisak - l'esprit vengeur, il fait surface lorsque une personne protégée par Arutamest assassinée.

§                     Wakani - inné à chaque humain, c'est lui qui survit après la mort sous forme de « vapeur ».


Fabrication

Tête réduite des Shuars du Perou (Museo de AméricaMadrid).

La fabrication d'une tsantsa est une tâche qui prend près d'une semaine.

Immédiatement après l'assassinat, la victime est soigneusement décapitée selon une technique particulière. Le tueur découpe la peau autour du buste de la victime avant de détacher la tête et de s'enfuir avec son trophée. Une fois en sécurité, l'assassin entaille la nuque et le cou de la tête afin de pouvoir facilement en ôter le crâne. Ce dernier est ensuite jeté à la rivière en tant que présent à la divinité pani, le dieu anaconda.

Les yeux sont ensuite soigneusement cousus et la bouche est sertie à l'aide de pitons en bois, les chountas. Le « masque » est mis à tremper dans une décoction de baies pendant près de deux heures, une prolongation de ce traitement pouvant entraîner la chute des cheveux. À l'issue de cette étape, la peau est sombre et caoutchouteuse, et la taille de la tête a été réduite au tiers de sa taille originelle.

Le « masque » est retourné afin de pouvoir racler au couteau la chair encore éventuellement accrochée à la peau, puis il est remis à l'endroit et les incisions du cou sont cousues.

L'opération finale consiste à remplir la tsantsa avec des pierres chauffées. Les pierres sont insérées une à une par le cou et continuellement tournées afin d'éviter les brûlures. Lorsque l'on ne peut plus insérer la moindre pierre, du sable chaud est introduit afin de combler les espaces (cette étape devra être reconduite régulièrement). Du charbon est frotté sur l'extérieur du visage afin de lui conférer une certaine étanchéité et de pouvoir modeler la peau. Les cheveux superflus sont brûlés et latsantsa est accrochée au-dessus d'un feu afin qu'elle soit solidifiée et noircie. Une machette chauffée est appliquée sur les lèvres pour les sécher, après quoi les troischountas sont retirés et remplacés par des ficelles.

Lors du dernier jour de la semaine de fabrication, la tête est emportée en forêt pour subir sa première célébration : un trou est effectué sur le haut du crâne, un doublekamai est inséré et fixé à un chounta à l'intérieur de la tête, ainsi, la tsantsa pourra être portée autour du cou du guerrier, lui apportant son pouvoir personnel, son arutam.

Une attention particulière est portée à garder l'apparence originelle du visage de la victime. Les coutures ont pour but d'emprisonner le « Muisak » à l'intérieur de latsantsa.


Commerce

Lorsque les affrontements avec les Espagnols cessèrent, de nombreux occidentaux comprirent qu'ils pourraient tirer profit de ces objets tribaux. Une quantité extraordinaire de fausses tsantzas furent mises sur le marché. Ces têtes réduites étaient réalisées principalement à partir de singes, mais également à partir de têtes humaines. De nombreux meurtres ont en effet été commis afin de réaliser des tsantzas

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