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sammael world

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24 janvier 2009

sade....

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«Ne te contiens donc point, nargue tes lois, tes conventions sociales et tes Dieux»
[ Marquis de Sade ]  - Justine

«La route de la vertu n'est pas toujours la plus sûre, et il y a des circonstances dans le monde où la complicité d'un crime est préférable à la délation.»
[ Marquis de Sade ]  - Justine

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21 janvier 2009

trop long................









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Marre d’être un miroir

Fond noir sur aspect lisse

Trop profond pour un profane

 

Cicatrices a vifs trop a boire

Blessures profondes sur lesquelles ont glisse

Tous mes sentiments se fanent

 

Encore une nuit, encore un soir

Cacher avec plus d’artifices

Chaque nuit mon coeur se tanne

 

Confident est mon désespoir

L’amour est mon sacrifice

Tout explose sous mon crâne

 

Trop long ce soir

Mes rêves se tissent

Je viens à toi sheitane

 

Trop long……..bientôt……..bientôt…..

 

S.


18 janvier 2009

la fontaine de sang

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Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
A travers la cité, comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.
J'ai demandé souvent à des vins captieux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine;
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine!
J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles!

Charles BAUDELAIRE

18 janvier 2009

ETHS Samantha

ETHS Samantha
Vidéo envoyée par fredelereal

18 janvier 2009

Joss Stone - Son Of A Preacher Man live

Joss Stone - Son Of A Preacher Man live
Vidéo envoyée par joe54

La belle anglaise nous revient avec les cheveux rouges pour un nouvel album intitulé "Introducing Joss Stone". Voici un live (Uk Music Hall Of Fame) où elle reprend le classique Son of a preacher man de Dusty Springfield... Une claque, comme toujours... Bonne écoute

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14 janvier 2009

dites lui.......

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Faites-lui mes aveux,
Portez mes voeux,
Fleurs écloses près d'elle,
Dites-lui qu'elle est belle...
Que mon coeur nuit et jour
Languit d'amour!
Révélez à son âme
Le secret de ma flamme!
Qu'il s'exhale avec vous!
Parfums plus doux!
[Il cueille une fleur.]
Fanée!... hélas!
[Il jette la fleur avec dépit.]
Ce sorcier, que Dieu damne
M'a porté malheur!
[Il cueille une autre fleur qui s'effeuille encore.]
Je ne puis, sans qu'elle se fane
Toucher une fleur!...

faust
















9 janvier 2009

IL.......................

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Il nous a créés, nous, pour les ténèbres, et, pour vous, le jour vaut la nuit et la nuit le jour.

 

FAUST (Goethe)




9 janvier 2009

elle est......

Lea




















Elle est…….mais elle n’est qu’a minuit quand tous les oiseaux blancs ont refermé leurs ailes sur l’ignorance des ténèbres, quand la sœur des myriades de perles a caché ses deux mains dans sa chevelure morte, quand le triomphateur se plait à sangloter, las de ses dévotions à la curiosité, mâle et brillante armure de luxure.

Elle est si douce qu’elle a transformé mon cœur. J’avais peur des grandes ombres qui tissent les tapis du jeu et les toilettes, j’avais peur des contorsions du soleil le soir, des incassables branches qui purifient les fenêtres de tous les confessionnaux où des femmes endormies nous attendent.

Ô buste de mémoire, erreur de forme, lignes absentes, flamme éteinte dans mes yeux clos, je suis devant ta grâce comme un enfant dans l’eau, comme un bouquet dans un grand bois. Nocturne, l’univers se meut dans ta chaleur et les villes d’hier ont des gestes de rue plus délicats que l’aubépine, plus saisissants que l’heure. La terre au loin se brise en sourires immobiles, le ciel enveloppe la vie : un nouvel astre de l’amour se lève partout…..fini, il n’y a plus de preuves de la nuit.

 

P. Eluard




27 décembre 2008

mon dernier poeme......

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Mon dernier poème

 

J’ai peint des terres désolées

Et les hommes sont fatigués

De la joie toujours éloignée.

J’ai peint des terres désolées

Où des hommes ont leurs palais.

 

J’ai peint des cieux toujours pareils,

La mer qui a tous les bateaux,

La neige, le vent la pluie.

J’ai peint des cieux toujours pareils

Où les hommes ont leurs palais.

 

J’ai usé les jours et les jours

De mon travail, de mon repos.

Je n’ai rien troublé. Bienheureux,

Ne demandez rien et j’irai

Frapper la porte du feu…

 

 

Paul ELUARD

 

 


27 décembre 2008

un jour.........lautreamont

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….un jour, jour néfaste, je grandissais en beauté et en innocence ; et chacun admirait l’intelligence et la beauté du divin adolescent. Beaucoup de consciences rougissaient quand elles contemplaient ces trais limpides où son âme avait placé son trône.

On ne s’approchait de lui qu’avec vénération, parce qu’on remarquaient dans ses yeux le regard d’un ange. Mais non, je savais de reste que les roses heureuses de l’adolescence ne devaient pas fleurir perpétuellement, tressées en guirlandes capricieuses, sur son front modeste et noble, qu’embrassaient avec frénésie toutes les mères. Il commençait à me sembler que l’univers, avec sa voûte étoilée de globes impassibles et agaçants, n’était peut être pas ce que j’avais rêvé de plus grandiose. Un jour, donc, fatigué de talonner du pied le sentier abrupt du voyage terrestre, et de m’en aller, en chancelant comme un homme ivre, à travers les catacombes obscures de la vie, je soulevai avec lenteur mes yeux spleenétiques, cernés d’un grand cercle bleuâtre, vers la concavité du firmament, et j’osai pénétrer, moi, si jeune, les mystères du ciel !

Ne trouvant pas ce que je cherchais, je soulevais la paupière effarée plus haut, plus haut encore, jusqu’à ce que j’aperçusse un trône, formé d’excréments humains st d’or, sur lequel trônait, avec un orgueil idiot, le corps recouvert d’un linceul fait avec des draps non lavés d’hôpital, celui qui s’intitule lui-même le Créateur !!!

Il tenait à la main le tronc pourri d’un homme mort, et le portait, alternativement, des yeux au nez et du nez à la bouche ; une fois à la bouche, on devine ce qu’il faisait. Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s’élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d’un pot de chambre ; deux ou trois têtes prudentes, et qui s’abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche ; un coup de pied, bien appliqué sur l’os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n’étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !....

Jusqu’à ce que, n’ayant plus rien dans la main, le créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisit un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l’air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise !

Pour celui la, il faisait comme pour l’autre. Il lui dévorait d’abord la tête, les jambes et les bras, et en dernier lieu le tronc, jusqu’à ce qu’il ne restât plus rien ; car, il croquait les os.

Ainsi de suite, durant les autres heures de son éternité. Quelquefois il s’écriait :

« je vous ai créés ; donc j’ai le droit de faire de vous ce que je veux. Vous ne m’avez rien fait, je ne dis pas le contraire. Je vous fait souffrir, et c’est pour mon plaisir. »

Et il reprenait son repas cruel, en remuant sa mâchoire inférieure, laquelle remuait da barbe pleine de cervelle. Ô lecteur, ce dernier détail ne te fait-il pas venir l’eau à la bouche ?

 

Comte de LAUTREAMONT (Isidore-lucien DUCASSE)

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