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sammael world

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18 juin 2007

abandon......

cir

Abandon sinistre

Dans la froideur du soir, l’œil rivé à la porte
Fermée sur ses regrets, le citadin exhorte
Les anges ténébreux du néant à venir
Mettre un terme à sa vie dépourvue de plaisir.
Dans son appartement étouffant de silence,
Il sent le submerger le flot d’une démence
Nourrie de l’abandon qui lui ronge le cœur.
Le tic tac du réveil accuse la lenteur
Du temps qui le meurtrit depuis que sa princesse
A quitté sans un mot le nid de leur tendresse.

lastscan

Cendres d’abandon


Derrière moi s’étend le tombeau de mes peurs.
À l’horizon s’étire un faisceau fossoyeur
De rêves enflammés, condamnés par avance.
Dans ma nuit solitaire, imprégnée de silence,
Je calcine en solo mon bouquet de jasmin,
Messager prometteur de soyeux lendemains.
Je déchire aujourd’hui mes serments de tendresse.
Je jette mes sonnets dont la fièvre t’oppresse
Dans l’infâme brasier dont les cruels brandons
Consument mon espoir en cendres d’abandon.

Patricia Guenot

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18 juin 2007

infini labeur.........

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Où que se tourne mon regard,

Ne sont que choses etranges,

Pourtant rien de nouveau;

Tout au long ce n'est qu'un infini labeur,

Un infini labeur pour tomber dans l'erreur.

Samuel Johson

16 juin 2007

utopies

douleur

" Les utopies apparaissent bien plus rélisables qu'on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante: comment éviter leur réalisation définitive?...

Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut être un siècle nouveau commence t il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins "parfaite" et "plus libre"."

Nicolas Berdiaeff

How many goodly creatures are there here!

How beauteous mankind is! O brave New World!

That has such people in't!

(tempest, V, 1)

12 juin 2007

miroir....

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" pourquoi blamer le miroir, quand tu n'aimes pas ce que tu y vois?"

N. Gogol

" le miroir ne sert pas à faire prendre conscience de la réalité mais à l'obscurcir. "

R. Saito

pix: http://www.feebrile.canalblog.com

8 juin 2007

folie...

folie

FOLIE (dérivé du latin follis, outre gonflée, ballon, le fou étant comparé a un ballon qui va de coté et d'autre)

1: Psychiatrie/ Psychologie/ Pathologie/ : Terme général trés vague regroupant toutes les formes d'affection mentale, classiquement synonimes de déraison. La psychiatrie moderne l'a remplacé par ceux de maladies mentales, divisées en névroses et psychoses, mais cette classification elle-même est aujourd'hui contestée et la psychiatrie n'en a pas encore trouvé une qui la satisfasse. Le terme folie garde toutefois un usage médical dans des formes définies d'aliénation mentale: folie des grandeurs ou mégalomanie, folie de la persecution, folie circulaire exct....

2: Sociologie/ Selon certain auteurs contemporains (M. Foucault, Deleuze), la folie s'appliquerait à tout ce qu'un groupe, a une époque donnée, ressent comme altérité ou hostilité par rapport a des normes de vie (révolte contre la famille, l'Etat, inadaptation au travail, "etrangeté" par rapport aux normes médico-légales, exct...); l'étiologie de la folie serait à rechercher dans la structure sociale elle-même.

3: Psychanalyse/ Selon certains psychanalystes, l'aliénation mentale serait un trouble de la communication, une perturbation du lien interhumain, une fuite de la réalité pour un mode d'existence imaginaire........

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26 mai 2007

lnvisible........

partout

" On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"

A. de st Exupery (le petit prince)

ou quand le coeur devient aveugle, il ne reste que la folie, et le noir.....

S.

25 mai 2007

le noir de lautreamont....

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Je suis sale. Les poux me rongent. Les pourceaux, quand ils me regardent, vomissent. Les croûtes et les escarres de la lèpre ont écaillé ma peau, couverte de pus jaunâtre. Je ne connais pas l’eau des fleuves, ni la rosée des nuages. Sur ma nuque, comme un fumier, pousse un énorme champignon, aux pédoncules ombellifères. Assis sur un meuble informe, je n’ai pas bougé mes membres depuis quatre siècles. Mes pieds ont pris racine dans le sol et composent, jusqu’à mon ventre, une sorte de végétation vivace, remplie d’ignobles parasites, qui ne dérive pas encore de la plante, et qui n’est plus de la chair. Cependant mon coeur bat. Mais comment battrait-il, si la pourriture et les exhalaisons de mon cadavre (je n’ose pas dire corps) ne le nourrissaient abondamment ? Sous mon aisselle gauche, une famille de crapauds a pris résidence, et, quand l’un d’eux remue, il me fait des chatouilles. Prenez garde qu’il ne s’en échappe un, et ne vienne gratter, avec sa bouche, le dedans de votre oreille : il serait ensuite capable d’entrre dans votre cerveau. Sous mon aisselle droite, il y a un caméléon qui leur fait une chasse perpétuelle, afin de ne pas mourir de faim : il faut que chacun vivre. Mais, quand un parti déjoue complètement les ruses de l’autre, ils ne trouvent rien de mieux que de ne pas se gêner, et sucent la graisse délicate qui couvre mes côtes : j ’y suis habitué. Une vipère méchante a dévoré ma verge et a pris sa place : elle m’a rendu eunuque, cette infâme. Oh ! si j’avais pu me défendre avec mes bras paralysés ; mais, je crois plutôt qu’ils se sont changés en bûches. Quoi qu’il en soit, il importe de constater que le sang ne vient plus y promener sa rougeur. Deux petits hérissons, qui ne croissent plus, ont jeté à un chien, qui n’a pas refusé, l’intérieur de mes testicules : l’épiderme, soigneusement lavé, ils ont logé dedans. L’anus a été intercepté par un crabe ; encouragé par mon inertie, il garde l’entrée avec ses pinces, et me fait beaucoup de mal ! Deux méduses ont franchi les mers, immédiatement alléchées par un espoir qui ne fut pas trompé. Elles ont regardé avec attention les deux parties charnues qui forment le derrière humain, et, se cramponnant à leur galbe convexe, elles les ont tellement écrasées par une pression constante, que les deux morceaux de chair ont disparu, tandis qu’il est resté deux monstres, sortis du royaume de la viscosité, égaux par la couleur, la forme et la férocité. Ne parlez pas de ma colonne vertébrale, puisque c’est un glaive.

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Oui, oui... je n’y faisais pas attention... votre demande est juste. Vous désirez savoir, n’est-ce pas, comment il se trouve implanté verticalement dans mes reins ? Moi-même, je ne me le rappelle pas très clairement ; cependant, si je me décide à prendre pour un souvenir ce qui n’est peut-être qu’un rêve, sachez que l’homme, quand il a su que j’avais fait voeu de vivre avec la maladie et l’immobilité jusqu’à ce que j’eusse vaincu le Créateur, marcha, derrière moi, sur la pointe des pieds, mais, non pas si doucement, que je ne l’entendisse. Je ne perçus plus rien, pendant un instant qui ne fut pas long. Ce poignard aigu s’enfonça, jusqu’au manche, entre les deux épaules du taureau de fêtes, et son ossature frissonna, comme un tremblement de terre. La lame adhère si fortement au corps, que personne, jusqu’ici, n’a pu l’extraire. Les athlètes, les mécaniciens, les philosophes, les médecins ont essayé, tour à tour, les moyens les plus divers. Ils ne savent pas que le mal qu’a fait l’homme ne peut plus se défaire ! J’ai pardonné à la profondeur de leur ignorance native, et je les ai salués des paupières de mes yeux. Voyageur, quand tu passeras près de moi, ne m’adresse pas, je t’en supplie, le moindre mot de consolation : tu affaiblirais mon courage. Laisse-moi réchauffer ma ténacité à la flamme du martyre volontaire. Va-t’en... que je ne t’inspire aucune pitié. La haine est plus bizarre que tu ne le penses ; sa conduite est inexplicable, comme l’apparence brisée d’un bâton enfoncé dans l’eau. Tel que tu me vois, je puis encore faire des excursions jusqu’aux murailles du ciel, à la tête d’une légion d’assassins, et revenir prendre cette posture, pour méditer, de nouveau, sur les nobles projets de la vengeance. Adieu, je ne te retarderai pas davantage ; et, pour t’instruire à te préserver, réfléchis au sort fatal qui m’a conduit à la révolte, quand peut-être j’étais né bon ! Tu raconteras à ton fils ce que tu as vu ; et, le prenant par la main, fais-lui admirer la beauté des étoiles et les merveilles de l’univers, le nid du rouge-gorge et les temples du Seigneur. Tu seras étonné de le voir si docile aux conseils de la paternité, et tu le récompenseras par un sourire. Mais, quand il apprendra qu’il n’est pas observé, jette les yeux sur lui, et tu le verras cracher sa bave sur la vertu ; il t’a trompé, celui qui est descendu de la race humaine, mais il ne te trompera plus : tu sauras désormais ce qu’il deviendra. O père infortuné, prépare, pour accompagner les pas de ta vieillesse, l’échafaud ineffaçable qui tranchera la tête d’un criminel précoce, et la douleur qui te montrera le chemin qui conduit à la tombe.

Lautréamont.

pix: la séance noir de marilyn par milton green

24 mai 2007

guichet 102......

mirjana54

La nouvelle la p'tite bleue
du guichet 102
joue le flou dans le feu de ses yeux
moi qui la mate un peu
dans la fumée de ma beuh
je me demande si je
patauge pas dans son jeu

sont-ce mes yeux dingues & opaques
taillés dans du verre-cathédrale
& rouillés à la fleur de pack
qui perdent leur vision normale
ou bien sont-ce ses doux effluves
de petit animal pastel
qui plongent mes rêves dans une étuve
& brûlent mes nerfs aux étincelles

la nouvelle la p'tite bleue
du guichet 102
joue le flou dans le feu de ses yeux
moi qui la mate un peu
dans la fumée de ma beuh
je me demande si je
patauge pas dans son jeu

sont-ce les dernières lueurs du jour
au rythme bleu des ambulancessa01
qui libèrent un appel d'amour
dans ma tête rongée de silence
ou bien sont-ce ses seins si frêles
sous son zomblou de basketteuse
son sourire de jaguar femelle
dans l'oeil de ma débroussailleuse   

la nouvelle la p'tite bleue
du guichet 102
joue le flou dans le feu de ses yeux
moi qui la mate un peu
dans la fumée de ma beuh
je me demande si je
patauge pas dans son jeu

sont-ce ses nénuphars si doux
ses roses parfums de vieil empire
ou ses lotus à feuilles d'hibou
qui viennent tourmenter mes désirs
sont-ce ses oiseaux migrateurs
dans le fouillis de ses cheveux
soleils au chakra de son coeur
qui frappent au clavier de mes voeux

la nouvelle la p'tite bleue
du guichet 102
joue le flou dans le feu de ses yeux
moi qui la mate un peu
dans la fumée de ma beuh
je me demande si je
patauge pas dans son jeu

sont-ce les visions de sa fêlure
aux lèvres lilas de son spleen
qui me font hisser la mâture
& gonfler ma voile zinzoline
sont-ce ses doigts de chloroforme
sur son petit castor fendu
qui miaule à minuit pour la forme
au rayon des fruits défendus

la nouvelle la p'tite bleue
du guichet 102
joue le flou dans le feu de ses yeux
moi qui la mate un peu
dans la fumée de ma beuh
je me demande si je
patauge pas dans son jeu
la nouvelle la p'tite bleue

THIEFAINE......

ps: alors comme ca c'est une chanson qui te fait penser a moi!!! lol je suis pas sur que ce soit un compliment!!! mais je prend quand même!!! merci lilith.

24 mai 2007

reminds........

lastscan

De ce temps-là, je n'entends plus ma voix
De ce temps-là, je ne guide plus mes pas
De ce temps-là, je sais que je vais mais ne marche pas.
Sans aucun repos, j'avance puisqu'il le faut

De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu m'entends ?

Désormais, s'il fait un peu plus frais
Ce n'est pas que le temps soit mauvais
Mais il est vrai que je me perds dans ce monde imparfait
Ni meilleur, ni plus laid
Mais juste un pâle reflet

De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ?
Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
Et s'ils te réconfortent, là où ils t’emportent.

Je ne rêve qu'en noir et blanc
Mes souvenir se mêlent de sang
Et pourtant,
Je me lève pour faire semblant
De vivre comme un vivant

De là-haut
Peux-tu me dire si les mots sont plus beaux ?
Peux-tu me dire si l'air est aussi chaud ?
Est-ce que tu le sens, est-ce que tu entends
Tous mes mots ?
Peux-tu me dire si leur sens est plus beau ?
Peux-tu me dire si leur souffle est plus chaud ?
S'ils te réconfortent, là où ils t'emportent.
De là-haut.

ok je deteste le chanteur mais le texte est superbe............juste pour un peu de souvenirs....

S.

22 mai 2007

actual compliments.......

Le monde de Sammael est fait de papier et d'encre noire, parfois de couleur...

Le monde de sammael est fait de mots, de phrases et de poèmes...

Le monde de Sammael est fait de courbes, de fumées, de café et de nuits...

Le monde sammael est plein de délicatesse, de pudeur et de sentiments...

Un blog touchant.

Séverine

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S. : merki vivine

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